Le choix de Stéphane Capron

Perdues dans Stockolm
Perdues dans Stockolm © Odeon Théâtre

Au théâtre du Rond-Point la nouvelle pièce de Pierre Notte a démarré cette semaine et c'est à l'affiche jusqu'au 29 juin.La pièce s'appelle Perdues dans Stockholm . Rien à voir avec la capitale de la Suède puisque l'action se déroule en Normandie. Il s'agit ici de faire référence au syndrome de Stockholm, puisqu'au début de la pièce il est question d'un kidnapping. C'est l'histoire d'un jeune homme travesti qui a besoin d'argent, car il souhaite se faire opérer pour changer de sexe. Il croise dans les rayons du Monoprix une actrice. Il pense que c'est la Présidente d'honneur du Festival de Deauville. Il la kidnappe pour obtenir une rançon. Mais malheureusement, ce n'est pas elle, c'est une intermittente du spectacle. Tout va alors se déglinguer. Une 3ème femme entre en scène: Tata Yoyo, la tante du jeune homme qui elle rêve de monter une école de Gheisa ! Pierre Notte a construit une pièce louffoque qui met en relief l'humanité de ces trois personnages.

Cinéma : le choix de Laurence Peuron

bird people
bird people © Radio France

Tristesse Club de Vincent Mariette avec Ludivine Sagnier, Vincent Macaigne et Laurent Laffite (de la Comédie Française) : 2 garçons, une fille, une bagnole et un humour très à froid...mais les correspondances avec Les Valseuses s'arrêtent là...Quoique...Vincent Macaigne a quelque chose de Dewaere dans la présence à l'écran. Une sorte de funambule, drôle malgré lui, désespéré même quand il est gai. Tristesse Club comme son titre étrange le laisse entendre est un film singulier, bien barré. Un road movie circulaire doublé d’un thriller qui en réalité louche plutôt du côté de chez Alain Cavalier que chez Bertrand Blier.

Bird People de Pascale Ferran : Pascale Ferran raconte les histoires croisées d'une jeune fille qui survit en faisant la femme de chambre et d'un bird people, un homme d'affaire américain qui passe sa vie dans les avions pour gérer des affaires. L'un et l'autre à un moment vont dire stop et s'évader de leur vie. Comment ? Il y a des choses qu'on a ordre de ne pas dévoiler. Un film dingue, d'une liberté inouïe...Un vrai geste de cinéma. Rare.

Le choix d'Isabelle Pasquier

natalia doco
natalia doco © Radio France

Natalia Doco : cette voix fonctionne à l'énergie solaire avec un indice de protection totale! il faut se laisser embarquer par ce chant gonflé d'hélium qui vous lestera de vos kilos de stress, avec juste ce qu'il faut de mélancolie latino dans la voix pourne pas bronzer idiot cet été ! Elle est argentine,mais on est loin de la gravité du tango!

Natalia Doco a 27 ans. Elle a quitté son pays alors qu'elle s'appretait à disputer la finale d'une émission de téléréalité..;

un coup de folie ou d'hyper conscience qui l'a conduite à tenter sa chance au Mexique, avant de débarquer à Paris...où elle a posé ses valises pour enregistrer son premier album..." Mucho Chino"!mon chéri » qu'il faut prononcer avec un air coquin! Elle signe un mélange de compositions personnelles et de reprises ...très surprenantes!





Le choix d'Ilana Moryoussef

Le chapiteau vert , de LUDMILLA OULITSKAÏA , chez Galimard. Un roman qui commence le jour de la mort de Staline en 53 et qui suit l'itinéraire de 3 dissidents. Qu’auriez-vous fait si vous étiez né en Union soviétique ? « Le Chapiteau vert » de la romancière russe Ludmila Oulitaskaya s’ouvre le jour de la mort de Staline, le 5 mars 1953. Il se termine 43 ans plus tard, à New-York, le jour de la mort du poète Joseph Brodsky, à New-York.

Sa traductrice, Sophie Benech, dit volontiers que c’est le premier roman sur la dissidence. Chacun des personnages doit à un moment ou un autre de sa vie de positionner par rapport au pouvoir.

Au cœur de ce Chapiteau Vert , il y a Micha, Ilya et Sania. Quand on fait leur connaissance, ce sont des dissidents en culotte courte. Ils sont camarades de classe, ils deviennent amis.Leurs aspirations à la liberté, leur idéalisme de jeunesse se heurtent à la pesanteur du système.

Oulitskaya est avant tout une conteuse. Ce n’est pas un écrivain qui assène des vérités. Elle peint par petites touches : on sent le froid de l’hiver moscovite, le thé brûlant, la vodka, on entend les discussions dans les cuisines, on voit les livres qui circulent sous le manteau, un général du KGB qui cache dans sa bibliothèque des ouvrages interdits car on peut être kagébiste et intelligent. C’est tout un monde que Ludmila Oulitaskaya a bien connu et qu’elle regarde d’un œil à la fois lucide et bienveillant, comme l’explique Sophie Benech, dont il faut saluer le très beau travail de traduction.

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