Le service culture de France Inter vous propose de voir le film d'Abdellah Taïa sur homosexualité au Maroc , de vous plonger dans un polar, d'écouter le nouvel album de Blankass, et de rire sur des histoires dans le monde ouvrier .

Le choix cinéma de Laurence Peuron: "L'armée du salut" de Abdellah Taïa

L'itinéraire assez désespéré d'un jeune homosexuel marocain. On le découvre prisonnier d'une famille où l'amour se dit plus souvent à coup de railleries, ça ce sont les soeurs; d'injonctions et de brimades, ça c'est la mère; de coups tout court ça c'est le père. Abdellah, c'est son nom n'a qu'un phare dans la nuit : son grand frère dont il est secrètement amoureux.

Parce qu'il est l'aîné, parce qu'il est beau, parce qu'il parle et lit français, la langue de ceux qui possèdent. Ce frère est bien sûr inaccessible alors Abdellah vit ses premières expériences à la sauvette, des hommes plus âgés que lui, dans des cours à l'abri des regards.

Jusqu'à ce moment où il décide de s'émanciper, de son frère, de sa famille, de son pays et de sa langue. Je ne vais pas en raconter beaucoup plus...juste que cette émancipation est extrêmement douloureuse. Là où Adbellah Taïa est très fort, c'est qu'en traitant de ce parcours singulier qui est sans doute un peu le sien, il interroge aussi le rapport du Maroc à ses anciens occupants, en l'occurence la France. Et il le fait avec une vraie puissance de cinéma.

Le choix musique d'Isabel Pasquier: le nouvel album de Blankass "Je me souviens de tout !"

"La couleur des blés !", c'est le titre rageur et euphorisant qui a propulsé le groupe blankass avec 150.000 exemplaires vendus. Le groupe qui est crée à Bourges par deux frères , Guillaume et Joan Ledoux est plusieurs fois nomminé aux Victoires de la musique mais en fait à l'époque les frères sont encore de grands adolescents qui ont déja une très longue carrière derrière eux. Leur premier groupe de ces bébés rockeurs s'appellait "Zéro de conduite"

Le choix spectacle de Stéphane Capron: "Sortie d'Usine" de Nicolas Bonneau au Grand Parquet à Paris.

Nicolas Bonneau
Nicolas Bonneau © Radio France

On peut rire de tout, même du monde ouvrier. C'est ce que fait le comédien Nicolas Bonneau dans cette sorte de One Man Show sur le monde du travail. Pendant de long mois il a sillonné les usines dans le département des Deux-Sèvres pour collecter des paroles d'ouvriers . Il a compilé des dizaines d'heures d'entretiens pour faire ce spectacle, un seul en scène, tendre et humain. C'est surtout une plongée au cœur d'une France industrielle qui est en train de disparaître. Nicolas Bonneau croque ces ouvriers avec respect sans complaisance. Le spectacle est souvent drôle, ce qui permet de dédramatiser le propos. Tout le monde en prend pour son grade dans le spectacle . Les patrons, les ouvriers, mais aussi les délégués du personnel avec un regard très critique sur les rivalités dans monde syndical.

Le choix littérature d'Ilana Moryoussef: "Ombres et Soleil" de Dominique Sylvain

Janvier 2013. Lola Jost tente de tromper l’ennui avec un puzzle lorsque le capitaine Hardy frappe à sa porte : Arnaud Mars - l’ancien divisionnaire mêlé à une affaire de contrats et de rétro-commissions douteuses - a été retrouvé mort en Afrique, une balle dans la tête. Le commandant Sacha Duguin, qui avait dû en découdre avec lui, apparaît comme le coupable idéal. Son Smith & Wesson a servi à abattre l’homme ! Lola, convaincue de l’innocence de son ami, sort de sa torpeur ; Ingrid Diesel, qui avait pris la poudre d’escampette pour Las Vegas, la rejoint bien vite pour sortir Sacha de cette impasse. Leur enquête va les entraîner dans une course-poursuite meurtrière entre Europe, Afrique et Asie. Les deux complices vont cruellement payer de leur personne en affrontant une pléiade de personnages, tous plus mystérieux et inquiétants les uns que les autres : anciens spécialistes du terrorisme islamique, mercenaires sadiques, hauts fonctionnaires véreux, ancien para reconverti en serviteur modèle... Quelle est la puissance de l’ombre qui plane ? Pourquoi a-t-on fait du commandant Duguin le bouc émissaire idéal ? (d'après dossier de presse éditeur).

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