Le service culture de France Inter vous invite à découvrir une chanteuse Cheikha Hadda Ouaki à la voix de impressionnante au Festival de l'imaginairte, à voir les divagations de 2 ans dans «Les Chiens errants», à vous mettre dans la tête d'un adolescent avec un "Batman dans la tête"...

Le choix cinéma de Laurence Peuron : le film taiwanais « Les chiens errants »

   Les chiens errants
Les chiens errants © Radio France

Les chiens errants ce sont en l'occurence un père et ses 2 enfants dont le réalisateur taïwanais filme les divagations dans les rues deTaipeh . Une petite fille, son grand frère et leur père, un pauvre hère qui gagne sa vie en faisant l'homme sandwich au carrefour des grandes artères de la capitale.

Le cinéaste emploie comme à l'habitude son double de cinéma, son Jean-Pierre Léaud, l'acteur Lee Kang Sheng .

On ne sait rien d'eux comme quasiment toujours chez Tsaï Ming Liang, il laisse le spectateur se faire sa propre narration. On les voit se laver dans les toilettes des gares, des stations services, errer et glaner dans les supermarchés, se nourrir des rebuts... On croit les apercevoir dans une vie d'avant lorsque les bains étaient parfumés et les lits bordés une mère qui à présent n'est plus.

Que s'est-il passé ? L'important n'est pas là. Le cinéaste filme, avec des plans qu'il épuise à leur extrême limite, ces vies qui s'accrochent, qui ploient sans jamais céder.

Tsaï Ming Liang tient à cette durée, à cette lenteur dont il dit qu'elle est aujourd'hui le seul espace de résistance, la seule manière de se rebeller.

Une rebellion contre la marche forcée d'un monde qui finit par avaler tout ceux qui n'ont pas les moyens de marcher. Les boiteux, ceux qui claudiquent, ceux qui ou ont été contraint de s'arrêter. Ou qui l'ont choisi.

C'est admirable

La bande-annonce :

Le choix musique d'Isabel Pasquier : Le Festival de l’imaginaire

Le festival de l'imaginaire
Le festival de l'imaginaire © Radio France

Notre choix musical du jour va nous faire voyager. La 18 ème édition du Festival de l'imaginaire à l'initiative de "la maison des cultures du monde" est un festival d'une richesse incroyable. On y entend et on y découvre des voix et des musiques nouvelles qui n'ont pas toujours accès aux médias.

Des voix qui nous viennent d'Iran, du Vietnam, d’Égypte ou encore du Maroc. C'est de là que vient Cheikha Hadda Ouaki. Sa voix est très impressionnante ! Une voix rauque de blues, qui a la rudesse de la vie de cette femme qui a payé très cher son choix d'être artiste. Elle a grandi sous une tente avec sa famille de bergers nomades dans le Haut Atlas. Elle a tout sacrifié pour chanter. Ses chants parlent d'amour, de la misère aussi...

Le choix théâtre de Stéphane Capron : Un batman dans la tête par le collectif Exit au Théâtre La Loge à Paris

Batman dans la tête
Batman dans la tête © Radio France

Un batman dans la tête, c'est d'abord un texte poignant écrit par David Léon. Il nous fait pénétrer dans la tête d'un adolescent qui s'invente un double . L'auteur s'est glisser dans la peau d'un adolescent qui est dans sa bulle et qui se construit un personnage.

C'est la lecture d'un fait divers qui a déclenché l'écriture : un lycéen qui semait la terreur dans la cour de récréation avec un razoir. Il a écrit le texte tout en jouant avec le jeu vidéo "batman" d'où le titre du spectacle. La scénographie du spectacle est magnifique.

Le comédien Thomas Blanchard est assis dans une baignoire, dos au public, et se regarde dans un miroir . Hélène Soulié, la metteuse en scène a parfaitement bien rendu l'intimité du personnage. Le texte de la pièce est édité aux éditions "Espace 34"

Le choix littérature d'Ilana Moryoussef : "Le tort du soldat" de Erri de Luca (Gallimard)

Le tort du soldat
Le tort du soldat © Radio France

Un vieux criminel de guerre et sa fille dînent dans une auberge au milieu des Dolomites et se retrouvent à la table voisine de celle du narrateur, qui travaille sur une de ses traductions du yiddish.

En deux récits juxtaposés, comme les deux tables de ce restaurant de montagne, Erri De Lucaévoque son amour pour la langue et la littérature yiddish, puis, par la voix de la femme, l’existence d’un homme sans remords, qui considère que son seul tort est d’avoir perdu la guerre…

Le tort du soldat est un livre aussi bref que percutant qui nous offre un angle inédit pour réfléchir à la mémoire si complexe des grandes tragédies du XXe siècle... (Sources Gallimard)

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