Le service culture de France Inter vous propose de voir "Les 3 soeurs du Yunnan" au Cinéma, d'écouter le nouvel album de Miossec, de lire le dernier roman de Luis Sépulveda et de voir au théâtre à Rennes, "9 petites filles".

Le choix cinéma d'Eva Bettan : "Les 3 soeurs du Yunnan" documentaire de Wang Bing

Le choix musique d'Isabelle Pasquier : Le nouvel album de Miossec "ici bas, ici même"

Jamais Miossec ne s'était autant mis à nu. Cette fois le breton ne se cache plus derrière le rock de guitares en colère ! Miossec coupe à vif dans sa mélancolie, ses chagrins, ses interrogations de cinquantenaire cabossé mais il écrit aussi avec sa rage de vivre, ici et maintenant. Cet album est fait d'une lucidité sur le temps qui ne nous permet pas de faire un brouillon avant d'écrire notre vie. Miossec chante que nous ne sommes que des touristes de passage. Nous sommes là pour la visite meme si elle n'est pas guidée avec un mot d'ordre "touché n'est pas coulé"!

Le choix théâtre de Stéphane Capron: "9 petites fille" de Sandrine Roche par Stanislas Nordey au Nouveau Théâtre de Bretagne.

9 petites filles
9 petites filles © Radio France / Brigitte Enguerand
Que c'est cruel une cour de récréation ! La pièce de Sandrine Roche est un condensé de ce que peuvent se raconter les petites filles dans la cour de récréation. La pièce du coup est d'une noirceur inouïe. On est trés loin de la bibliothèque rose et des contes de fées et o n est plutôt dans l'aigreur et la violence verbale. C'est ce qui a interressé Stanislas Nordey, cette férocité des rapports.Pour mettre de la distance avec les propos trés sombres de la pièce, Stanislas Nordey a imaginé une scénographie lumineuse, qui tranche avec le côté incisif de l'écriture de Sandrine Roche. Il y a dans le décor un côté trés "girly", avec des couleurs acidulées, et tout au long du spectacle, les phrases et les mots de l'auteur s'inscrivent sur les 3 murs de la scène comme pour souligner encore plus la rudesse de ce que l'on entend. ### Le livre d'Ilana Moryoussef : Luis Sepulveda: "Ingrédiens pour une vie de passions formidables" (éditions Anne-Marie Métailié)
LUIS SEPULVEDA
LUIS SEPULVEDA © Radio France
Luis Sépulveda, écrivain Chilien, fut connu pour son roman : "Le Vieux qui lisait des romans d’amour". Le livre qui sort aujourd'hui aurait pu s’appeler aussi « J’avoue que j’ai vécu », comme les mémoires d’un autre Chilien considérable, Pablo Neruda. Sepulveda lui aussi est un homme engagé. Il a passé trois ans en prison du temps de Pinochet. Il a couvert toutes sortes de conflits en tant que journaliste, il a vécu dans plusieurs pays d’Europe, il vit actuellement en Espagne.Ce livre est le livre d’un homme réconcilié avec lui-même. Il s’ouvre sur une réunion familiale, Sepulveda, sa compagne ; ses six enfants de trois femmes différentes ; ses petits enfants. C’est un jour de grillades dans le jardin. Il sait qu’il n’a pas été un bon père ; il a mené une vie d’aventures, mais au bout du compte, il est un bon père quand même. Car ses enfants sont là, tous autour de lui, venus de Suède, d’Allemagne, d’Equateur. C’est un livre aussi sur les luttes politiques, les souvenirs du passé chilien, les camarades disparus ou dispersés par l’exil et sur ses raisons d’écrire. C’est un livre publié aux éditions Anne-Marie Métailié. C’est elle qui a fait connaître Sepulveda au public français. Il est toujours resté fidèle à cette petite maison d’édition.
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