Le service culture de France Inter vous propose de faire un tour en prison, de découvrir un festival musical bio, de voir un documentaire sur les caricaturistes et de lire le dernier roman de Sabine Wespiesère.

Le choix exposition de Stéphane Capron: "La disparition des lucioles", la collection Lambert à la Prison Saint-Anne à Avignon

Lucioles Avignon
Lucioles Avignon © Radio France / Stéphane Capron
**Cette plongée dans l'univers carcéral est totalement saisissante** . La prison Saint-Anne est un lieu chargé d'histoire. Construite sous le Second Empire en 1871, elle est restée jusqu'à sa fermerture en 2003, l'une des prisons les plus insalubres et les plus inhumaines de France. Alors cette plongée dans le monde carcéral vaut autant pour la qualité des oeuvres exposées que pour cette découverte d'un lieu austrère.Les toiles de Wahrol, de Basquiat, ou les photos de Nan Goldin se fondent dans cet univers adandonné. **Les nombreux graffitis qui témoignent du mal-être des détenus deviennent eux aussi des oeuvres d'art** . Et certains travaux prennent une dimension particulière, comme les photos de Mathieu Pernot prises alors que le prison était encore en activité. Cette ancienne prison d'Avignon est adossée au Palais des Papes et à son jardin supendu.Mathieu Pernot avait photographié les familles de détenus qui du haut du rocher des doms parlaient aux reclus. L'exposition présente aussi des oeuvres fortes sur l'enfermement comme le film de Jean Genet, "Un chant d'amour"Des photos de grafitis trés poétiques de Brassaï. Ou encore le manuscrit du poème "Cellulairement" de Paul Verlaine, écrit lorsqu'il a été emprisonné en 1873 après avoir fait feu sur son amant Arthur Rimbaud ### Le choix musique d'Isabel Pasquier: [le Festival We Love Green](http://www.welovegreen.fr/) Ce sera sex, bio et electro pop parce qu'aujourd'hui, le bio dans un festival c'est une plus-value marketting ! Vous n'aurez pas intéret à jeter vos canettes de bières et vos mégots dans le Parc de Bagatelle car le festvival "we love green" est un vrai labo écolo. Il y aura des scènes qui vont fonctionner en partie à l'énergie verte!pour le son et la lumière, pas de cadeau pour les addict de "la mal bouffe", pas de kebab graillon et puis, autour du plasticien Fabrice Hyber , des jeunes artistes et désigners vont meme créer une scénographie entièrement recyclable . ### Le choix cinéma de Géraldine Hallot: "Les caricaturistes, fantassins de la démocratie"
Dans les salles ce mercredi est sorti un film présenté la semaine dernière hors competition au Festival de Cannes. Ce documentaire de Stéphanie Vallo Atto est consacré au travail de douze caricaturistes du monde entier. Certains originaires de Russie, d'Algérie, du mexique ou encore de Chine. Ce sont des dessinateurs dont le crayon est une arme pour défendre la démocratie. ### Le choix littérature d'Ilana Moryoussef: "Le livre des secrets" de Fiona Kidman aux éditions Sabine Wespiesère LE LIVRE DES SECRETS. En 1953, quand s’ouvre le roman, Maria vit depuis plus de cinquante ans seule dans la maison de famille délabrée. On la surnomme « la sorcière de Waipu », elle qui très jeune se rebella contre sa mère pour vivre sa passion avec un cantonnier. Mise au ban d’une communauté encore très respectueuse des strictes règles morales édictées par son sourcilleux fondateur – l’autoritaire et charismatique Norman McLeod, avec qui sa grand-mère Isabella quitta l’Écosse en 1817 –, elle a tout le temps de se pencher sur le passé. Après plus de trente-cinq ans de voyage à travers le vaste monde et quelques longues étapes, en Nouvelle-Écosse et dans l’île de Cap-Breton, sur les côtes d’Amérique du Nord, McLeod, que ses disciples appelaient l’ « Homme », décida, en 1854, que leurs tribulations prendraient fin sur cette côte du Nord de la Nouvelle-Zélande où Maria vit le jour bien des années plus tard. L’Homme qui guida là son peuple, convaincu de le conduire sur le droit chemin, reposait depuis vingt ans déjà dans le cimetière près de l’océan. Le journal tenu par sa grand-mère tout au long de sa vie aventureuse, et sur lequel Maria met la main, lui révèle pourtant l’envers du décor : s’y dessine non le portrait d’une diablesse dont elle aurait hérité les penchants pervers et indociles, comme sa propre mère tentait de l’en convaincre, mais celui de l’héroïne indépendante et téméraire que fut Isabella. Il fallait bien du courage en effet pour s’imposer face à un McLeod peu enclin à accepter chez ses ouailles des opinions individuelles, surtout quand celles-ci étaient des femmes. Et l’on comprend, au fil de cette formidable saga, que le Livre des secrets est celui de ces femmes qui, pour exister dans une communauté masculine et rétrograde, n’avaient d’autre choix que d’en contourner les préceptes. (dossier de presse).
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