Tout l'été dans Les choses de la ville, on décortique les objets de nos villes avec ceux qui les conçoivent ou les habitent. Aujourd'hui, on s'intéresse à l'aire de jeux du Parc Blandan en compagnie de l'architecte paysagiste Bertrand Vignal, de l'agence Base.

L'aire de jeux du Parc Blandan, Lyon, 2020
L'aire de jeux du Parc Blandan, Lyon, 2020 © Radio France / David Abittan / France Inter

« Les choses de la ville » nous emmène à la découverte de l'aire de jeux du parc Blandan de Lyon en compagnie de son concepteur, Bertrand Vignal de l’agence Base.

Comme un grand vaisseau de bois, l'aire de jeux se compose d'une sorte de rampe de skate, agrémentée de prises d’escalades, de filets, de multiples trous pour y entrer, et d’où sortent deux énormes toboggans. Bertrand Vignal revient sur l'idée du projet :

C’est un grand bâtiment en bois, fait pour provoquer l’imaginaire des enfants et surtout disparaître du regard des parents. Se créer son autonomie, son risque, son test, développer une certaine agilité, une notion du risque qu’on a peut-être un peu perdu dans nos normes françaises et européennes.

À la vue de l'ouvrage, un grande vague en bois d’une dizaine de mètres de haut dans laquelle s'engouffrent les enfants, la curiosité nous gagne. À chaque instant, des enfants disparaissent par les trous de souris qui prennent place sur toute la façade du bâtiment, tandis que d'autres apparaissent à la sortie des tobbogans.

Entre ces deux espaces, les galeries traversantes sont absolument invisibles de l’extérieur, ce qui diffère largement d'une aire de jeux traditionnelle où l’enfant est en permanence sous le regard de l’adulte qui l’accompagne. Pour Bertrand Vignal, son concepteur, « c'est ça aussi, l'école de la vie » :

Tout ça n’est pas dangereux, nous avons dessiné l'aire de jeux avec des bureaux de contrôle qui testent tous les coincements, les arrachages, etc. Ce n'est pas un espace que l'on a l’habitude de voir mais ça se passe très bien.

De l'intérieur, un élégant couloir se dessine avec la lumière du soleil qui passe à travers les lames de bois. Le bois qui participe d'ailleurs à offrir aux enfants un vrai bâtiment, et non un pastiche de château ou de bateau en plastique habituel, ce qui le rend d'autant plus impressionnant lorsqu'il est observé à hauteur d’enfants :

Les enfants, du fait de leur taille voient les choses beaucoup plus grands que les adultes. On voulait faire un lieu marquant, dont on en rêve. Et puis dix ans après, quand on y retourne, on trouve ça petit mais ça a marqué notre imaginaire.

Les choses de la ville, en partenariat avec l'Ordre des architectes.

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