Le rond-point fluidifie le trafic, évite les accidents mais pas que. Lieu central de l'actualité cette année, le rond-point incarne pleinement son rôle avec le mouvement des Gilets jaunes : être visible de tous. David Abittan les décortique en Seine-et-Marne en compagnie de l'architecte enseignant Eric Alonzo.

Rond-point
Rond-point © Getty / ollo

A l'origine, il était question de décortiquer un seul rond-point : celui conçu par les architectes Christian de Portzamparc et Antoine Grumbach, à Noisiel en Seine-et-Marne. Sa particularité : ce rond-point intègre un château d'eau au centre d'un giratoire qui crée un repère à des kilomètres à la ronde. 

Pris dans leur élan, David Abittan et l'architecte enseignant à l'École d'architecture de la ville et des territoires Éric Alonzo se sont arrêtés sur d'autres ronds-points peut-être moins spectaculaires mais tout aussi intéressants. 

Cette année particulièrement, le rond-point a repris un rôle important avec les mobilisations des Gilets jaunes :

On peut considérer que les Gilets jaunes ont réactivé ce patrimoine génétique que possédaient les ronds-points : être des lieux très visibles, à la convergence de voies. Ce qui fait que c'est aussi une des raisons pour lesquelles ils s'y sont mis.

Autre particularité du rond point : à l'origine, il vient de l'art des jardins ! On peut d'ailleurs retrouver l'ancêtre de notre giratoire automobile dans tous les jardins conçus à partir du XVIIe siècle, comme dans le parc du Château de Champs-sur-Marne.

Un reportage de David Abittan. Pour découvrir plus d’informations sur l’architecture, rendez-vous sur le magazine web tema.archi.

Cette chronique est réalisée en partenariat avec l’Ordre des Architectes.

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