Le cabanon, du petit abri à la loge de vigne, est une constante dans les villes. La cabane appartient à une vaste catégorie architecturale et David Abittan propose de revenir sur l’œuvre du « père de l’architecture moderne », Le Corbusier. Cap sur Roquebrune Cap Martin, dans les Alpes-Maritimes.

Cabanon de Le Corbusier, Paris, 2019
Cabanon de Le Corbusier, Paris, 2019 © Olivier Martin-Gambier © F.L.C. / Adagp

Michael Likierman, président de l’association « Cap Moderne » qui s’occupe de la préservation du cabanon de Le Corbusier raconte comment ce petit cabanon de 3,66 mètres par 3,66 mètres a tout ce qu’il faut pour vivre !

Petit espace optimisé

Avec moins de 14 mètres carrés de surface, ce cabanon « remarquable » dispose d’une architecture très fonctionnelle. Son architecte, Le Corbusier, s’y est attaqué après avoir achevé la Cité Radieuse à Marseille. On y retrouve les mêmes astuces d’optimisation de l’espace.

L’inspiration vient de la villa voisine. C’est l’architecte moderniste Eileen Grey qui en est à l’origine. Michael Likierman explique :

Il réfléchit comme Eileen Grey. Comme si on était sur un bateau au milieu de ses espaces. Tous ces gens-là avaient à cœur de faire des habitations pour le monde, donc pas pour les riches.

Du camping au cabanon

À l’origine c’est Eileen Grey qui fait découvrir le lieu à Le Corbusier. Il y retourne plusieurs fois et fini par se voir céder une partie de la parcelle d’un restaurant de la plage contigu : « L’étoile de mer ». Il y construit 5 unités de camping que le propriétaire du restaurant met en l’occasion.

Le Corbusier finit par y construire son cabanon un peu plus loin, sur cette même parcelle. 

Un reportage de David Abittan. Pour découvrir plus d’informations sur l’architecture, rendez-vous sur le site tema.archi

Cette chronique est réalisée en partenariat avec l’Ordre des Architectes.

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