Cet été, dans Les choses de la ville, on décortique les objets de nos villes, avec ceux qui les conçoivent. Aujourd’hui : le centre commercial !

Centre commercial La Vallée Village à Serris
Centre commercial La Vallée Village à Serris © © Vincent Lee

Ce matin, mettons les voiles pour Marne-la-Vallée. Plus précisément : à Serris, en Seine-et-Marne où il n’y a pas "un", mais bien "deux" centres commerciaux.

Val d’Europe, et La Vallée Village. Les noms n’ont pas été choisis au hasard, selon le journaliste Olivier Razemon, spécialiste notamment des questions de transport et d’urbanisme

On donne volontiers des noms de villes ou de morceaux de villes à ces zones là.  [....] En fait, les zones commerciales essayent de reproduire à leur avantage tous les éléments qui constituent la ville. 

Val d’Europe, assez traditionnel, avec ses galeries marchandes. On traverse une rue pour découvrir La Vallée Village. 

C’est un village de marque : chaque magasin ne vend les produits que d’une seule marque !

On a reconstruit complètement une ambiance de ville, on est dans une sorte de centre-ville reconstitué. 

Nous parlons de village, de centre-ville, de maisons, mais il suffit de rentrer dans l’une d’entre elles pour comprendre que ce ne sont que des décors.

Ça n’a pas non plus l’attrait d’une vraie ville !

Si c’est attirant c’est parce que c’est ancien, c’est parce que ça a de l’histoire, c’est parce que c’est du patrimoine et c’est parce qu’il y a des gens et que tout ça raconte aussi un morceau d’histoire et un morceau de géographie. Ici on est dans la non-histoire et dans la non-géographie.

La voiture dicte la fabrication de nos villes

Ces centres-commerciaux créent toujours plus d’infrastructures à l’extérieur des villes, on parle d’étalement urbain. L’étalement urbain rallonge les temps de trajets des citadins, augmente la dépendance à la voiture, en ce sens il génère de la pollution. Sans parler des terrains agricoles qui sont remplacés par des sols imperméabilisés.

C’est sûr que le modèle de l’hypermarché est plutôt en chute, qu’il y a cette envie de consommer par internet, j’ignore comment ça va évoluer, vraiment pas, simplement ce truc est là. 

Cette chronique est réalisée en partenariat avec l’Ordre des Architectes.

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