Une nouvelle fois, France Inter a choisi d’accompagner cette manifestation pour vivre au rythme des événement estivaux et s’installera au cœur du festival pour faire vivre à ses auditeurs cet événement incontournable.

La route du rock
La route du rock © Matthieu Foucher

Pour des raisons de droit d'auteur, nous ne sommes pas en mesure de proposer la réécoute ou le podcast de la soirée.

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A l’heure où les festivals fleurissent un peu partout et courent après tous les records, La Route du Rock se distingue (toujours) par sa capacité à rester le plus petit des grands festivals

Au programme de cette soirée présentée depuis St Malo par Mélanie Bauer : 

Marlon Williams

"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux", écrivait le poète Alfred de Musset (repris par Nougaro). Il n’avait pourtant pas écouté le mal-nommé Make Way for Love, second album de Marlon Williams. Cet album relatant une rupture amoureuse douloureuse et les affres de la séparation est une véritable ode à la mélancolie. Avec sa voix exceptionnelle, emplie de vibrato, le crooner néo-zélandais évoque les fantômes d’Elvis Presley et de Roy Orbison. Pas rancunier, il convoque même Aldous Harding, son amour perdu, sur Nobody Gets What They Want Anymore pour un duo à la beauté envoûtante.

Shame 

La scène punk britannique ne s’est jamais aussi bien portée depuis longtemps : Idles, The Fat White Family, Insecure Men... Sans oublier Shame, découvert lors d’une session hivernale du festival alors que le groupe n’avait seulement qu’une poignée de titres. Depuis, les jeunes Anglais ont pris le temps d’enregistrer et de publier un premier album parfait Songs of Praise. Heureusement, le passage sur disque n’a rien enlevé à la tension des titres joués en concert : urgents et hirsutes, distordus et braillards mais merveilleusement bien écrits, les morceaux des Londoniens emballent. Qui a dit que le punk était mort ?

Ezra Furman

Le chanteur a toujours revendiqué son droit à la différence, en tant que chanteur juif gay, en tant qu'adorateur de Lou Reed, habillé en queer, en écrivant des chansons qui parlent de cette différence et qui la subliment. Mais les chansons évoquent aussi la peau, celle de l'Amérique d'aujourd'hui avec un Donald Trump à sa tête qui stigmatise la différence et la rend criminelle. Dans la chanson "Driving down to L.A.", Ezra Furman évoque la fuite d'un garçon qui aime mettre des robes, et son ange protecteur. Poète, il ne peut que nous embarquer dans son univers brute, glam et rock ce soir !

Les invités
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