Quand vient la fin de l'été… la scène rock se donne rendez-vous aux portes de Paris, au domaine de Saint-Cloud.

The Kills
The Kills © AFP / Patricia de Melo Moreira

Rencontres, interviews, concerts ce soir encore en compagnie de Rebecca Manzoni en direct du festival Rock en Seine. Au programme de cette seconde soirée exceptionnelle : la retransmission en direct du concert de Lee Fields, celle, en léger différé, du concert de The Kills, des interviews du nouveau chouchou de la scène électro française Fakear et de Karoline Rose, venue présenter sur le studio de France Inter son nouveau projet Sun.

Lee Fields

Attention, légende : Lee Fields a enregistré son premier single en 1969 et a derrière lui une longue carrière, jonchée de hauts de bas, durant laquelle il n’a jamais cessé de chanter. Né en Caroline du Nord, il s’installe à New York pendant les Sixties, sur les traces de ses héros, et fait ses premiers pas dans le monde de la musique. Redécouvert pendant le revival soul des années 2000, il est désormais accompagné par The Expressions. Avec eux, ce vétéran désormais sexagénaire a retrouvé sa superbe sur une série d’albums, notamment My World en 2009 et Faithful Man en 2012, dans la lignée des plus grands soulmen américains dont il est l’un des derniers spécimens en activité.

The Kills

Elle et Lui. Alison Mosshart et Jamie Hince. Une Américaine et un Anglais. Ils forment les Kills, avec une complicité fusionnelle même s’ils ne sont plus en couple. Ces dernières années, suite à une fracture du doigt et à six opérations, Jamie a dû apprendre à jouer de la guitare différemment. Résultat : sur Ash and Ice, sorti en juin 2016, ils laissent parfois tomber l’armure pour dévoiler leurs fêlures. Cette énergie indomptable se déchaîne pendant leurs concerts électrisants, qui bouillonnent de sensualité et de venin.

Fakear

Un album racé (Animal, sorti l’an dernier) et une ribambelle d’EP ont suffi pour catapulter Fakear chef de file de la nouvelle scène électro française. A 25 ans, Théo Le Vigoureux (de son vrai nom) a su digérer ses influences multiples avec autant d’intelligence que d’habileté pour construire sa propre musique, à la fois accessible et exigeante, scintillante et verglacée. Ce beatmaker caennais a fait chavirer successivement le Trianon, l’Olympia et enfin le Zénith en novembre dernier, sans montrer le moindre ralentissement dans sa progression et dans la ferveur qui l’accompagne sur scène. Après avoir convié à son chevet les voix de Rae Morris, Deva Premal et Andreya Triana sur Animal, il a lui-même été appelé en renfort sur un morceau du dernier album de M.I.A. : une reconnaissance bien méritée pour ce petit prince de la French touch.

Karoline Rose

Les influences de Karoline Rose en disent long sur son personnage : de M.I.A. à Nina Hagen, de Hole à L7, en passant par Björk, elle s’inspire de la rage fougueuse et des beats savants de ces héroïnes. Compositrice et guitariste, cette Franco-Allemande originaire de la Forêt Noire incarne la relève de toutes ces chanteuses au tempérament volcanique. Son premier EP est sorti début juin : l’occasion de voir bourgeonner une rose rouge sang, aux épines fatales. Pour fabriquer cet avant-goût, elle s’est entourée du talentueux Babx, artiste, arrangeur et producteur qui a lui-même ébloui cette année sur son nouvel album. Avec son phrasé percutant (en anglais, avec quelques fulgurances en allemand), ses uppercuts électro et ses performances qui ne laissent pas de marbre, Karoline Rose n’a pas choisi la discrétion pour faire ses propres présentations : ça lui va à ravir.

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    OB1

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