Tout l'été, France Inter vous fait revivre les festivals qui ne sont pas là cet été... Laurent Goumarre et Marion Guilbaud vous proposent les meilleurs moments des Francofolies de La Rochelle soutenu par France Inter. Ce soir, "Pouvoirs", création spéciale de Bernard Lavilliers !

Bernard Lavilliers, Concert "Pouvoirs", 2016
Bernard Lavilliers, Concert "Pouvoirs", 2016 © Maxppp / Olivier Lejeune

Bernard Lavilliers rejoue "Pouvoirs" aux Francofolies de La Rochelle, plus d'actualité que jamais, 15 juillet 2016 

Recordman absolu du nombre de passage aux Francofolies, ami proche de leur fondateur Jean-Louis Foulquier, Bernard Lavilliers décide de rejouer "_Pouvoirs_" -son 6ème album studio sorti en 1979-, le mettant en scène, notamment pour une création spéciale pour les Francofolies de La Rochelle et une mini-tournée, et reprenant les grandes chansons engagés de sa carrière qui sont redevenues brutalement d'actualité.

Un concert aux accents poétiques et politiques

"Dès son entrée en scène, dans un Grand Théâtre (La Coursive) que l'on a rarement vu aussi plein, Bernard Lavilliers demande une minute de silence pour les victimes de l'attentat de Nice, survenu 24h plus tôt : "Je ne dis rien, vous non plus". C'est de retour d'un séjour au Brésil que le baroudeur favori de la chanson française a eu l'idée de revisiter son album "Pouvoirs" - pouvoir des religions, de l'argent, des femmes - ou de leur impossibilité à l'exercer. Un disque manifeste aux allures de coups de poing, qui retrouve, dans le contexte actuel, une actualité sidérante. Sans en retoucher les textes, le chanteur en a modifié les arrangements.

Les thèmes des chansons de cet album n'ont pas pris une ride. Sur "_Urubus_", il compare les banquiers multinationaux américains aux vautours du même nom qui vivent au nord du Brésil. "L'avenir est un chien crevé sous un meuble" chante-t-il, avec des accents nihilistes qui font écho au No future du punk-rock anglais de la fin des années 1970.

VOIR ! ECOUTER | Extraits "Pouvoirs" Francofolies de La Rochelle 2016

En plus des chansons de l'album Pouvoirs, Lavilliers a regroupé les morceaux les plus engagés de son répertoire, trois titres de son disque "Le Stéphanois" (1975) : "La grande marée", "CIA", "Les aventures extraordinaires d'un billet de banque", et aussi des tubes radio des années 1980 comme "On The Road Again" ou "_Noir et blanc_" et son refrain inoubliable "La musique est un cri qui vient de l'intérieur" : "Je l'ai créé à La Rochelle en 1986" se souvient-il. 

Et surtout "Stand the Ghetto", qui a popularisé le reggae en France et fait de Lavilliers un chanteur populaire. "Les Mains d'or", chronique désabusée du chômage, est dédiée à son père "parti au paradis des communistes il y a bientôt un an". Après les applaudissements nourris d'un public d'une ferveur impressionnante, Lavilliers reprend  "_Est-ce ainsi que les hommes vivent_", texte d'Aragon mis en musique par son maître Léo Ferré". (Extraits article Le Figaro - Olivier Nuc, 16 juillet 2016)

ALLER PLUS LOIN | "Est-ce ainsi que l'homme vit ?" Ecoutez le feuilleton consacré à Bernard Lavilliers (Été 2017 : 9 épisodes d'1 H)

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