Nouvelle saison pour les Concerts "double affiche" de France Inter : Lisa et Naomi, les soeurs d'Ibeyi, et Benjamin Clementine pour un concert privé sur la scène du studio 105.

Concert double affiche à France Inter avec Benjamin Clementine et Ibeyi
Concert double affiche à France Inter avec Benjamin Clementine et Ibeyi

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20h | Ibeyi

Ibeyi est né à Paris il y a une poignée d’années dans la douceur d’un cocon familial très musical. Leur père, qu’elles ont perdu tôt, est Miguel "Angá" Diaz, un percussionniste cubain renommé. Leur mère – par ailleurs première fan et future manageuse – a aussi travaillé dans la musique, et appris à ses filles à ne jamais vivre sans. Elles ont toutes deux étudié la musique. Lisa chante et joue du piano. Naomi joue une percussion sud-américaine, le cajon (elle a commencé le lendemain de la mort de son père).

Leur musique n’appartient qu’à elles, subtil nuancier de musique folk et soul teintée d’electronica.

Visuel de l'album Ash
Visuel de l'album Ash / Ibeyi

A l’écoute de ce second album, on entend d’abord que rien n’a changé. Parce que, sur le fond, Ibeyi est toujours ce duo de sœurs dont les voix s’enlacent sur fond de percussions, dans des chansons charnelles et mystérieuses, comme des prières légères. Mais tout a évolué. Dans la musique d’abord. Plus d’instruments, plus d’arrangements, plus de groove, de l’auto-tune, une chorale, des invités rencontrés sur la route (le saxophoniste Kamasi Washington, Chilly Gonzales, Me’shell Ndegeocello, la rappeuse espagnole La Mala) et d’autres (toutes des femmes), conviées par la magie des samples (Michelle Obama, Frida Kahlo, Claudia Rankine l’auteur de The Citizen, un livre de poèmes sur l’expérience du racisme).

Chantées en anglais, en espagnol et en yoruba, les chansons d’Ash parlent donc du racisme, des femmes indépendantes, des violences policières, du gouffre sous nos pieds, de la transmission, de la prise de conscience collective qui doit impérativement surgir des petites révolutions individuelles, du courage et du réconfort. Cet album se danse, et il s’écoute comme une longue épiphanie qui tient dans les derniers mots de la chanson Me Voy : "Quand nous fermons les yeux, seules restent les mélodies".

Le site officiel

21h | Benjamin Clementine

C'est sur la ligne 2 du métro parisien qu'est remarqué Benjamin Clementine, un multi-instrumentiste londonien installé dans la capitale française depuis deux ans quand il retient l'attention d'un producteur. Accompagné d’un piano ou de sa guitare, le jeune homme à la voix grave chante ses propres compositions teintées de soul, de folk et de blues.

Je chante ce que je dis, je dis ce que je ressens et je ressens avec honnêteté et rien d'autre.

Le site officiel

(La traduction simultanée est assurée par Xavier Combe.)

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