Le voile de Bouchera Azzouz l'accompagnera plus de 15 ans avant qu'elle ne décide de le retirer.

Bouchera Azzouz et sa mère Rahma à la cité de l'amitié
Bouchera Azzouz et sa mère Rahma à la cité de l'amitié © Baptiste Glorion

Bouchera Azzouz a grandi dans la cité de l’Amitié à Bobigny au début des années 1970.

Sa mère portait un voile léger. Son père était un humaniste, profondément féministe. L’islam se pratique alors sobrement, dans l’intimité du cocon famillial et les amitiés se tissent sans jamais faire cas de l’appartenance religieuse.

Et puis l’adolescence passe par là dans un contexte international qui voit notamment la montée des Frères Musulmans au Moyen Orient et la chute du Shah d’Iran.

Petit à petit, être musulman signifie quelque chose.

C’est à cette époque que Bouchera Azzouz porte le voile pour la première fois.

"J'étais à l'époque la seule tête voilée de ma cité”.

Aujourd'hui elle nous raconte un condensé de ce questionnement complexe autour du voile et de la féminité. De sa première fois voilée en 1986 à sa dernière fois en 2001.

Bouchera Azzouz évoque entre autre tout ce parcours dans un livre paru aux éditions Plon Fille de Daronne et fière de l'être, co-écrit avec Caroline Glorion.

Avec Marion Stalens, elle a par ailleurs consacré un documentaire, ôde sensible à ces mères-courage qu’on appelle pudiquement les “daronnes” : Nos mères nos daronnes. Elle travaille à la suite de ce documentaire, cette fois-ci sur les filles de ces daronnes : On les appelait beurettes.

►►► Envie d'en savoir plus sur Bouchera ? Découvrez les coulisses de son interview sur Neonmag.fr en partenariat avec le magazine NEON.

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