Alexis Blanchet se rêvait plutôt dans les jeux vidéos que dans l'enseignement. Jusqu'à ce jour où, pour obtenir un poste d'enseignant-chercheur, il prononce cette phrase : "j'accepte les tâches administratives qui m'incombent", sans vraiment en connaître la réalité.

"J'arrête parce que nous crevons tous de ne pas arrêter"
"J'arrête parce que nous crevons tous de ne pas arrêter" © Getty

Responsable du Master Audiovisuel et Cinéma à l'université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle (centre Censier), Alexis Blanchet voit ses tâches administratives augmenter constamment. 

Si bien qu'en quelques années, il a dû mettre de côté toute la partie "recherche", pourtant contenue dans l'intitulé de son poste "enseignant-chercheur"

Une overdose administrative que dénonce nombre d'enseignants-chercheurs, et qui serait accentuée par les récentes lois ORE (Orientation et Réussite des Etudiants) et ParcourSup. 

Depuis avril 2018, Alexis Blanchet s'est alors déclaré en grève administrative et pédagogique illimitée. Et c'est une lettre ouverte postée sur Twitter qui a mis la puce à l'oreille, pour cette première des dernières fois de l'été : 

j'arrête parce que nous crevons tous de ne pas arrêter

Une lettre tellement partagée et lue qu'elle aurait fait buguer plusieurs jours de suite le système informatique de Google drive

La Lettre ouverte d'Alexis Blanchet

Le fil Twitter d'Alexis Blanchet

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