Pendant longtemps, l’orgasme fut pour les femmes la cerise sur le gâteau du sexe, une cerise d’autant plus précieuse qu’elle était rare, occasionnelle, mystérieuse : « Si on l’a, tant mieux, si on l’a pas, tant pis ! T’inquiète pas chérie ! on fera peut-être mieux la prochaine fois… » Eh bien non ! Aujourd’hui, il semble que les filles ne l’entendent plus de cette oreille-là (si je puis dire) : des cerises, elles en veulent des gâteaux entiers, et à toutes les bouchées ! Elles veulent jouir à tous les coups !… Et plus question pour Madame de ne compter que sur les prouesses de son ou sa partenaire…. Madame s’en chargera elle-même…. A l’heure de l’individualisme triomphant, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Mais ! Comment jouir sans entrave, comment se laisser aller, si, en faisant l’amour, on ne pense qu’à un truc « ne pas tomber enceinte ! » Pendant des siècles, ce fut le lot des femmes : sexualité rimait avec procréation. Et les seules formes de contraception étaient le coït interrompu, le préservatif, ou… l’abstinence ! Dépendant donc du bon vouloir et du savoir-faire du partenaire masculin. Et puis dans les années 1960, est arrivée… la pilule ! Cette pilule aujourd’hui si contestée, si malmenée, à tort ou à raison qui a provoqué une des plus grandes révolutions de l’humanité : les femmes pouvaient enfin maîtriser leur fécondité… Une victoire sur laquelle elles ne sont sûrement pas prés de revenir…

La chronique de Valérie Toranian, directrice de la rédaction du Magazine Elle :

  • Qu'il est long le chemin vers l'égalité...

  • Les femmes sont-elles vraiment plus bavardes que les hommes ?

  • Yahoo, la fin d'une illusion ?
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