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Aujourd’hui : les filles et l’école. Un sujet qui n’a rien de neutre.

On se rappelle qu’en mai dernier, en Afghanistan, (un cas hélas parmi d’autres) un directeur d’école a été abattu par des Talibans parce qu’il n’avait pas voulu se soumettre à leur injonction d’interdire son école aux filles. Il est probable qu’à cet homme courageux, enseigner aux petites filles semblait nécessaire, ou tout simplement normal.

Pour nous aussi, une école obligatoire aux garçons comme aux filles, dispensant un enseignement identique (du français aux maths, en passant par la philo, la natation et l’athlétisme), tout cela est normal.L'égalité des filles et des garçons étant, pour l’Education nationale, je cite « une obligation légale et une mission fondamentale ».

Et pourtant, nous le verrons avec l’historienne Rebecca Rogers qui est mon invitée aujourd’hui, cette égalité est, somme toute, très récente. Si Jules Ferry a rendu l’école obligatoire et gratuite aux filles et aux garçons, il le faisait moins pour émanciper les filles que pour en faire de bonnes mères de famille.

La route fut donc longue et ardue pour les filles obstinées qui, mordicus, voulaient passer le Bac, l’agrégation, entrer à Polytechnique, devenir médecin, magistrats, ingénieurs….

Mais aujourd’hui, pour les petites filles, tout serait-il rose ? Pas sûr. Il semblerait que les stéréotypes masculin-féminin aient la vie dure, même à l’école, nichés dans l’inconscient de nos professeurs, pourtant compétents et pleins de bonnes intentions. Mais peut-on demander à l’école de vivre sous cloche, à l’écart du monde ? C’’est que nous verrons avec la sociologue Marie Duru-Bellat, spécialisée dans les questions d’éducation filles-garçons.

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