Les Assises internationales du roman de Lyon
Les Assises internationales du roman de Lyon © Radio France

Aujourd’hui, émission spéciale, enregistrée à Lyon aux Assises Internationales du Roman. En public !

Honneur donc à la littérature et aux femmes dans la littérature. Je reçois 3 écrivains aux trajectoires très internationales, mondialisées : Ananda Devi, écrivain mauricienne, une figure de la littérature francophone de l’Océan Indien, mais qui vit depuis plusieurs années en Suisse… Son dernier livre (publié chez Gallimard) “ les hommes qui me parlent ” n’est pas exactement un roman… Comment pourrait-on l’appeler ? Un “ essai introspectif ” ou un roman d’autofiction ?... …. En tout cas, le livre se situe dans un moment de crise dans la vie de la narratrice : crise familiale, crise conjugale et crise “ littéraire ”… Un livre très fort, qui parle de la difficulté d’être mère, d’être une épouse et en même temps écrivain. On est loin ici de la littérature décorative ou distrayante ; la littérature chez Ananda Devi est, comme elle devrait toujours être, une nécessité vitale, existentielle.

Deuxième auteur : Helen Oyéyémi, écrivain anglaise d’origine nigériane qui vit actuellement à Berlin après avoir vécu un certain temps à Prague, et qui n’est certainement pas au bout de son périple. Jeune écrivain prodige, elle a publié son premier roman à 20 ans… Son troisième, traduit en français, s’appelle “ le blanc va aux sorcières ” (chez Galaade éditions)… Comme son nom l’indique, un livre très mystérieux, sulfureux, captivant. De la littérature fantastique : une maison hantée (une maison familiale située à Douvres) des personnages envoûtés, des disparitions non élucidées… Mais comme toute vraie littérature fantastique, on ne sait jamais si on est vraiment dans le surnaturel ou pas ; on est plutôt sur cette frontière très floue entre rêve et réalité, comme dans certains romans de Henry James.

Et un homme : Emmanuel Dongala. Ecrivain congolais de langue française, et qui vit depuis quelques années aux Etats-Unis où il enseigne la littérature et la chimie.

Mais son dernier livre “ Photo de groupe au bord du fleuve ” (édité chez Actes Sud) qui a déjà reçu plusieurs prix, est un hommage aux femmes de votre pays, le Congo ; à leur courage et à leur dynamisme. Il raconte la révolte de 14 ouvrières dont le travail consiste à casser des cailloux. Le personnage central, la jeune Méréana, veut obtenir le doublement du prix du sac de cailloux et c’est elle qui va mener la révolte. Mais ces femmes, on le découvre vite, ont bien d’autres combats à mener dans cette société africaine dominée par les hommes, mais où les femmes, semble-t-il, font tout.

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Les Assises internationales du roman de Lyon 2012

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