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Connaissez-vous Sylvain Maréchal ? En 1801, ce fervent révolutionnaire de la première heure, rédige un projet de loi au titre éloquent, «Projet d’une loi portant défense d’apprendre à lire aux femmes »… On croit rêver ! Et pourtant ce n’est pas une blague…

"Considérant :Combien une jeune fille qui sait lire a de peine à résister à la tentation de jeter les yeux sur les lettres d’amour d’un séducteur éloquent."

"Considérant :Combien la lecture est contagieuse : sitôt qu’une femme ouvre un livre, elle se croit en état d’en faire. »Interdisons donc aux femmes d’apprendre à lire… !

Bien sûr, le projet de loi passa aux oubliettes ; et les femmes (du moins celles qui savaient lire) purent reprendre leur coupable activité… Mais pourquoi tant de haine ?

Aujourd’hui, alors que s’est ouverte cette semaine la saison des prix littéraires, je reçois 3 femmes qui aiment les livres ; et qui aiment les femmes qui aiment les livres : d’abord Chantal Thomas. Ecrivain, auteur de romans et d’ouvrages sur le 18ème siècle… En 2002, son livre « Les adieux à la reine » sur Marie Antoinette a reçu le prix Fémina. Elle vient de publier un petit livre passionnant chez Payot-Rivages « L’esprit de conversation » consacré aux salons littéraires, ces lieux à part qui dans la société d’Ancien Régime étaient orchestrés par des femmes.

Je reçois également Sylvie Ducas, maître de conférences en littérature française à l’université Paris Ouest Nanterre la Défense et spécialiste de l’histoire des prix littéraires. Notamment celle du prix Femina : un prix pas comme les autres, créé en 1905 par des femmes de lettres…

Et enfin, la troisième femme de ce triptyque littéraire, c’est Laure Adler : Journaliste et écrivain. Qui vient de publier deux livres aux titres choc qui auraient fait suffoquer de rage Sylvain Maréchal : un « Manifeste féministe » chez Autrement et (chez Flammarion) « les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses »…

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