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Une grande nouvelle d’abord : En Birmanie, les élections législatives partielles dimanche dernier ont été remportées haut la main par la Ligue nationale pour la Démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi. Cette femme de 66 ans qui pendant un quart de siècle, au prix de sacrifices inouïs, s’est battue pour incarner l’espoir de son peuple. Un premier pas vers la démocratie et la victoire d’une femme. D’autant plus symbolique pour les femmes asiatiques que, ne l’oublions pas, dans cette région du monde, de l’Inde à la Chine en passant par le Vietnam, les filles ne sont pas toujours les bienvenues à la naissance…

Tenez bon Aung San Suu Kyi !

En France, le nouveau quinquennat sera-t-il enfin celui de l’innovation pour les femmes ? Les inégalités femmes/hommes font-elles partie des priorités des candidats ? Si tel est le cas, la campagne alors, ne s’en fait pas beaucoup l’écho. Jeudi dernier, à Sciences Po Paris, pendant toute la journée, le magazine ELLE a marqué le coup et interpellé les candidats à la présidentielle les uns après les autres sur cette question de fond. Ils sont tous venus (enfin… presque !) Nous en parlons avec Valérie Toranian, directrice de la rédaction de ELLE qui est mon invitée.

J’ai le plaisir de recevoir une autre femme de qualités. Une femme dont les travaux scientifiques ont permis, entre autres, de démontrer que les inégalités entre les hommes et les femmes n’ont pas de fondement physique ou génétique. Quelle ne fut ma stupéfaction il y a quelques années en découvrant par exemple sous sa plume cette vérité : si les hommes sont en moyenne plus grands et plus forts musculairement que les femmes, c’est parce que depuis le Néanderthal (ça commence à faire) les hommes ont toujours été mieux servis à table et que cela laisse des traces. Faites le test, à la cantine ou devant le gigot-flageolets en famille, comparez les portions servies aux filles et aux garçons… Sans devenir parano, vous verrez, vous serez parfois surpris !

Françoise Héritier... C’est un grand honneur et surtout un grand plaisir pour moi de recevoir la plus grande anthropologue française. Mais ce n’est pas d’anthropologie que nous allons nous parler aujourd’hui (même si, j’imagine, quand vous parlez, vous n’édifiez pas une frontière stricte et opaque entre l’anthropologie et le reste de la vie), c’est du livre que vous venez de publier chez Odile Jacob « Le sel de la vie » : un livre personnel, surprenant, lumineux, à lire et à offrir d’urgence, profond et facile à lire, où vous dressez une drôle de liste, sans queue ni tête, de petits et grands plaisirs de la vie : l’amour, la bonne bouffe, la danse, le cinéma et tout le reste…. qui comme de multiples et infimes cristaux fabriquent le sel si précieux de la vie.

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