Vous avez sans doute vu son visage à la télé ou dans les journaux : Beate Zschäpe, néonazie de 38 ans, accusée (avec ses complices) de 10 meurtres racistes en Allemagne. Dont le procès s’est ouvert lundi dernier à Munich.

De l’avis de tous les journalistes présents, la simple apparition de cette jeune femme dans le tribunal a créé un profond malaise. Pas de crâne rasé, pas de piercing agressif ou de mine renfrognée… Non, Beate Zschäpe était élégante et plutôt mignonne en tailleur-pantalon noir, chemisier blanc, les cheveux détachés, boucles d’oreilles discrètes... Une féminité et une décontraction qui ont choqué, et qui d’après le quotidien Die Welt, révèlent, je cite, « le nouveau visage de la violence d’extrême-droite en Allemagne ».

Mais est-ce vraiment nouveau ? Ou refuse-t-on encore de voir l’évidence ?

Les femmes elles aussi, même jeunes, même jolies, sans être des sorcières, peuvent incarner le mal… Cette « banalité du mal » dont parlait Hannah Arendt pour le nazi Eichmann, elle se décline aussi au féminin. On l’appellera… le versant désagréable de l’égalité femmes-hommes.

Le strip du jour de Nina Luec :

Le strip de Nina Luec
Le strip de Nina Luec © Radio France / Nina Luec

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