« La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » déclarait Olympe de Gouges en 1791. Aujourd’hui, heureusement, il n’y a plus d’échafaud ; ni pour les hommes ni pour les femme. Mais la tribune politique, notamment celle de l’Assemblée nationale, ressemble encore diablement à un échafaud. Il en faut du cran, du courage ! quand on est une femme, pourtant élue par le peuple, pour se lever et prendre la parole avec sa voix de soprano léger devant cet aréopage fortement dosé en testostérones et, en blagues lourdes. Mais du courage, elles en ont. On le voit : elles sont de plus en plus nombreuses à penser et à voter les lois de la République.

Mais on l’oublie : nous revenons de loin, en France, de très loin. En 1946, dans l’euphorie de la Libération, l’Assemblée comptait 42 femmes députées. En 1958, dégringolade, elles n’étaient plus que 8. Oui, 8 femmes députées. Vous imaginez l’ambiance… Et ça va durer comme ça jusqu’en 1978 où leur nombre monte péniblement à 20. Pour atteindre aujourd’hui 151 sur 577 députés au total. Elles sont encore très minoritaires ; et sur le long terme, on le voit, la courbe est en dents de scie ! Preuve (attention !), que l’égalité politique et le progrès n’ont rien de garanti.

La revue de presse de Nathalie Dolivo, du magazine Elle :

  • Lily Allen fait un retour remarqué et féministe avec son nouveau morceau...
  • En Tunisie, un projet demande aux femmes de se prendre en photo dans larue..
  • Une étude britannique préconise de rémunérer les femmes qui allaitent...

Le dessin du jour de Nina Luec :

Le dessin du jour de Nina Luec
Le dessin du jour de Nina Luec © Radio France / Nina Luec
Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.