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Homme battu
Homme battu © Radio France / Nina Luec

« Parfois j’étais vendue, parfois j’étais offerte en cadeau… » raconte Jalila, 12 ans, dans un rapport publié mercredi dernier par Human Rights Watch, sur les atrocités commises par Daesh, l’organisation dite de l’Etat islamique, depuis l’invasion du Kurdistan en août 2014 : enlèvements, viols, mariages et conversions forcées... L’ONG humanitaire a recueilli les témoignages de dizaines de filles et jeunes femmes yézidies enlevées qui ont réussi à s’échapper. Des récits dont la véracité ne fait aucun doute. En octobre dernier d’ailleurs, le groupe djihadiste avait publiquement reconnu que les femmes Yezidies, de 8 à 30 ans, étaient offertes en cadeaux aux combattants ou vendues comme esclaves ; les plus chères étant les petites filles.

-Connaissez-vous Emmeline Pankhurst ? Si ce nom ne vous dit rien, Meryl Streep et le cinéma vous rafraichiront bientôt la mémoire. De même que l’actrice américaine dans le film Out of Africa avait ressorti de l’oubli l’écrivain danoise Karen Blixen, dont nous parlions ici la semaine dernière, en octobre prochain sortira le film « Suffragette » de Sarah Gavron, où Meryl Streep incarnera Emmeline Pankhurst, la pionnière anglaise du combat pour le droit de vote des femmes. Bien avant la Première guerre mondiale, la suffragiste menait des actions commandos pour faire connaître sa cause : grèves de la faim, mais aussi, plus surprenant, s’enchaîner à des lampadaires, lancer des bombes incendiaires dans des magasins ou couper les fils des télégraphes… Ce qui lui valut quelques arrestations. Mais ce ne fut pas peine perdue : En 1928, année de la mort d’Emmeline, le droit de vote fut accordé aux Anglaises. Les Françaises devront attendre encore seize ans.

Aujourd’hui, nous parlons de la violence des femmes… Si les femmes sont encore et toujours les premières victimes des guerres mais aussi des violences conjugales, en France et dans le monde…. Paradoxalement, elles n’échappent pas à l’expression de la violence. Violence légale ou illégale.

Maxime Gaget

Maxime Gaget
Maxime Gaget © Radio France editions Michalon

Maxime Gaget est développeur informatique. Il vit en Charente près de sa famille. Il livre un témoignage courageux de son expérience dans "Ma compagne, mon bourreau" aux éditions Michalon. Car la parole des hommes battus est souvent tournée en dérision, niée. Maxime Gaget connaît bien cette solitude, ce désarroi face à une brutalité méconnue et ignorée, levant le voile sur l'autre visage de la violence conjugale.

Bouchera Azzouz

Bouchera Azzouz
Bouchera Azzouz © Radio France / Spiranthe

Elles s’appellent Rahma, Sabrina, Zineb ou Aline. Habitantes de la cité de l’Amitié, à Bobigny (93), toutes ont bataillé, à leur manière, pour devenir maître de leur destin et de leur corps. Des épouses, des mères, mais aussi des femmes, auxquelles Bouchera Azzouz rend aujourd’hui hommage dans un documentaire : « Nos mères, nos daronnes », diffusé le 21 avril sur France 2. Un film à la fois drôle et émouvant, où se dessine l’histoire d’un

« féminisme populaire », que l’auteure souhaite aujourd’hui transmettre.

Moïra Sauvage

moira sauvage
moira sauvage © Radio France / DR

__ Née à Dublin d’un père irlandais et d’une mère française, Moïra Sauvage est journaliste. Elle a été pendant six ans responsable de la Commission Femmes d’Amnesty International France où elle a collaboré, en 2006, à la publication du rapport Les Violences envers les femmes en France : une affaire d’état. Elle est l’auteur d’un essai : Les Aventures de ce fabuleux vagin, Calmann-Lévy, 2008.

Elle a publié un essai en 2012 "Guerrières ! À la rencontre du sexe fort" chez Actes Sud.

La chronique de Colombe Schneck : "Carnets de thèse" , roman graphique de Tiphaine Rivière au Seuil.

carnets de thèse
carnets de thèse © Radio France / Tiphaine Rivière
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