Eleanor Roosevelt devant l'affiche de la déclaration des droits de l'homme, version USA, en novembre 1949.
Eleanor Roosevelt devant l'affiche de la déclaration des droits de l'homme, version USA, en novembre 1949. © Radio France

Ca y est, depuis le temps qu’on en parle, nous l’avons : un gouvernement paritaire : 17 ministres hommes, 17 ministres femmes. Un événement historique ! Avec un vrai ministère des droits des femmes. Ne boudons pas notre satisfaction. Même s’il n’a échappé à personne que les ministères dit « régaliens », mis à part la justice, ont été confiés à des messieurs.

En revanche, aux élections législatives, on est encore loin de la parité : les femmes ne représentent que 40% des candidates, une régression par rapport à 2007 ! On y reviendra.

Quant à savoir quelle doit être l’attitude de la compagne du Président de la République (sujet brûlant de la semaine) première chose, me semble-t-il : arrêtons d’utiliser le mot Première Dame, ce terme ridicule, ringard et surtout tout à fait impropre : je rappelle que le protocole du palais de l’Elysée ne reconnaît pas le conjoint du chef de l’Etat ; les électeurs élisent un président ou une présidente, mais en aucun cas un couple. A chacun son boulot et… ses cotisations retraites !

A lire la biographie que Claude-Catherine Kiejman vient de publier chez Tallandier « Eleanor Roosevelt, First Lady et rebelle », on se rend compte qu’il n’existe pas qu’une seule manière d’être la femme d’un grand homme d’Etat, même quand celui-ci était le président des Etats-Unis, Franklin Delano Roosevelt, de 1933 à 1945. D’elle, on a dit qu’elle fut une des personnalités les influentes du XXème siècle.

Loin du tumulte de la politique, il est d’autres manières d’exister pour une femme : C’est ce que nous apprend la grande biologiste Nicole Le Douarin, inconnue du grand public, et pourtant une des premières femmes à entrer à l’Académie des sciences et au Collège de France. Mais dans cet univers, en principe régi par le rationnel (« La science n’a pas de sexe » dit-elle) cette reconnaissance ne fut pas simple ; Nicole Le Douarin nous le racontera en dernière partie d’émission.

Mais pour commencer cette émission, un sujet d’actualité : la loi sur le harcèlement sexuel qui a été abrogée le 4 mai dernier. Nous en parlons avec Marylin Baldeck, déléguée générale de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). Christiane Taubira, la nouvelle Garde des sceaux, et Najat Vallaud-Belkacem, ont affirmé que ce dossier était une priorité et même qu’un nouveau texte de loi serait en préparation.

Les liens

Association AVFT Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.