Portrait d'Olympe de Gouges, fin XVIIIème, collection particulière. Artiste inconnu
Portrait d'Olympe de Gouges, fin XVIIIème, collection particulière. Artiste inconnu © Radio France / Inconnu

Aujourd’hui, ça ne vous a pas échappé : Premier tour de l’élection présidentielle. Vous êtes en 2012 43,2 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales en France. Et parmi vous, 52,6 % sont des femmes. Ce qui correspond à leur part dans l’ensemble de la population en âge de voter. Hommes et femmes ont donc un taux d’inscription sur les listes électorales identique. Quoi d’étonnant ? Rien. Rien de plus normal en effet.

Et pourtant, les femmes n’ont le droit de vote et donc la pleine citoyenneté que depuis 68 ans. 68 ans… Une broutille face aux 233 ans de la révolution française et aux 164 ans du suffrage universel, grande victoire de la Révolution de 1848… Il fallait vraiment être aveugle pour appeler « suffrage universel » un suffrage qui oubliait la moitié de la population adulte. Il a donc fallu attendre 1944 pour que les Françaises obtiennent enfin le droit de vote. Un droit, dit-on souvent, « donné » par le Général de Gaulle. Si le héros du 18 juin et de la Résistance a certainement joué un rôle capital dans cette décision, le droit de vote des femmes est l’aboutissement d’un combat étonnamment long, opiniâtre et mal connu. Dont les combattantes, elles-mêmes, furent longtemps oubliées, pour ne pas dire ridiculisées. Comment se fait-il que les héritiers de la Révolution de 1789 aient opposé autant de résistance à ce droit qui, aujourd’hui, relève de l’évidence ? Pour en parler, j’ai invité la grande spécialiste de l’histoire des femmes, Michelle Perrot.

Et comme cette histoire du droit de vote des femmes est longue et riche, j’ai décidé de la présenter sur trois émissions : aujourd’hui, dimanche prochain 29 avril et le dimanche suivant, le 6 mai, jour du deuxième tour.

Dans cette émission, j’ai le plaisir de recevoir une autre invitée : Marguerite Abouet, scénariste de BD, l’auteur notamment de « Aya de Yopougon », de « Bienvenue », « Akissi »… Des noms qui sont devenus des classiques incontournables de la bande dessinée française… Aya de Yopougon a été vendu à plus de 450 000 exemplaires et traduit en 15 langues…

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