En France, le débat est ouvert : La gestation pour autrui est-elle un acte généreux ou une marchandisation du corps des femmes ? En Inde, elle est passée à l’échelle industrielle.

La femme est séduisante dans son sari rose, un grand sourire aux lèvres… Elle peut sourire en effet : Nayna Patel (c’est son nom) est la directrice de l’Akanksha Infertility Clinic qu’elle a créé il y a 10 ans et qui a mis au monde déjà 700 bébés. Mais cette clinique (située à Anand, dans l’Ouest de l’Inde) n’est pas exactement une maternité ; c’est une véritable « usine à bébés » comme le titre le reportage de Natacha Tatu dans le Nouvel Observateur, cette semaine. Contre 4000 dollars, des femmes pauvres louent leur ventre à des couples infertiles de l’Inde ou de l’Occident. Nayna Patel, la directrice, elle, empochera 20 000 dollars. On comprend son sourire quand on sait que dans sa clinique, elles sont en permanence une centaine de femmes, à porter ainsi un enfant qui n’est pas le leur. Pendant 9 mois, comme des poules de batterie, elles sont surveillées, bien nourries, et ne peuvent pas quitter la clinique. Nayna Patel refuse qu’on parle d’exploitation, jure n’agir que pour le bien des parents en mal d’enfant, et pour celui de ces femmes pauvres.

La revue de presse de Nathalie Dolivo, du magazine Elle

  • les femmes et le permis de conduire en Arabie Saoudite

  • les NYC Girls project , une grande campagne lancée à New York pour encourager la self esteem des petites filles, trop exposées à l’anorexie ou à l’obésité, aux stéréotypes, etc.

Le dessin de Nina Luec

Les femmes et la pilule
Les femmes et la pilule © Nina Luec

Les liens

AVEP : Association des victimes d'Embolie Pulmonaire et AVC L’association a pour but d’aider l’ensemble des personnes et leurs familles, victimes d’une embolie pulmonaire et d'AVC, ayant entrainé la mort ou des séquelles graves voire irréversibles, provoquée par les maladies thrombotiques de l’hémostase et/ou la contraception orale.

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