Leymah Gbowee
Leymah Gbowee © Radio France

Les femmes seraient-elles l’avenir de l’Afrique ?

C’est ce qu’affirmait il y a quelques jours un article du New York Times en constatant qu’aujourd’hui la plupart des nouveaux créateurs d’entreprises africains sont des femmes justement : Bethlehem Tilalun, une Ethiopienne de 33 ans est devenue dans son pays le magnat de la confection de chaussures… Ou l’Ougandaise Kobusingya Lovin, 29 ans, qui a créé une fabrique de saucisses de poisson et en vend 500 kilos par jour. « Quand j’étais jeune, dit-elle, on me disait ‘une femme est une femme, un homme devra prendre soin de toi, mais en pratique, nous contribuons plus qu’eux, et en termes monétaires, nous représentons de fait 80 % de l’économie ». Michelle Bachelet, la présidente de l’ONU femmes, l’affirme elle aussi, tous les jours haut et fort : « Lorsque les femmes en Afrique tiennent les cordons de la bourse, il y a un effet multiplicateur : cela favorise une meilleure santé et un bien-être amélioré pour elles-mêmes, pour les familles et les générations futures. » A condition bien sûr que les femmes aient accès à l’éducation et à la formation… Et aussi, tout simplement, qu’elles puissent sortir de chez elles et travailler : un droit en apparence élémentaire que les femmes du Nord Mali, occupé par les islamistes, se voient aujourd’hui retirer. Les islamistes n’aiment pas les femmes, on le savait ; ils n’aiment surtout pas qu’elles commercent. Dans tous les sens du terme.

Leymah Gbowee, vous vous souvenez de ce nom ? Prix Nobel de la Paix l’année dernière, cette Libérienne de 40 ans incarne la nouvelle réalité de la femme africaine : en 2003, alors que son pays s’enfonçait dans une guerre sans issue, c’est elle (avec le mouvement des femmes qu’elle a créé) qui a osé affronter le dictateur Charles Taylor et accélérer la marche vers la paix. Cette femme pleine d’humour, impressionnante dans son boubou fleuri, j’ai eu la chance de la rencontrer il y a dix jours lors de son passage en France.

Avec moi, sur ce plateau, j’ai le plaisir de recevoir aussi Catherine Guigon, journaliste. Avec elle, on part non pas en Afrique, mais dans un grand voyage dans le Paris 1900, de ce qu’on appelait la « Belle Epoque », dans l’univers délirant et déluré des cocottes, les sublimes Liane de Pougy, Emilienne d’Alençon, Cléo de Mérode, il y avait aussi Mata Hari, danseuse hindoue et future espionne… … « Les cocottes. Reines du Paris 1900 » c’est le titre du très beau livre qu’elle vient de publier chez Parigramme.

La revue de presse de Valérie Toranian, directrice de la rédaction de Elle

Au programme aujourd'hui, trois histoires à dormir debout . "Mélodrame à l'indienne", "Couac à la française", et "Blague belge".

L'interview d'Agathe André :

Charlie et Juliette, 19 ans.

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Le site de Leymah Gbowee

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