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proies © Radio France

Le 23 octobre 2011, souvenez-vous, c’était il y a moins d’un an, la Libye proclamait sa libération, après 42 ans de dictature. Mouammar Kadhafi était mort 3 jours plus tôt. Une ère nouvelle s’ouvrait pour les Libyens qui avaient pris les armes. Les hommes, mais aussi les femmes. Les Libyennes, en effet, comme leurs sœurs tunisiennes, égyptiennes, yéménites, syriennes ont joué un rôle capital dans cette victoire. Mais (question qu’on se pose après chaque révolution) suffit-il de tourner la page pour en écrire une nouvelle ? On ne sort pas indemne de 42 ans de dictature, surtout lorsqu’on est une femme et que le dictateur s’appelle Kadhafi. Tous les tyrans ont leurs cruautés, leurs obsessions, leurs délires paranoïaques… Mais lui, Kadhafi, on le découvre aujourd’hui, fut un monstre sexuel, une sorte d’ogre ou de Barbe Bleue à grande échelle, qui, pendant 42 ans, terrorisa son peuple en enlevant et en violant des femmes. Combien sont-elles ces jeunes filles, séquestrées pendant des années dans les sous sols de la sinistre résidence Bab Al-Azizia ? Et combien de temps faudra-t-il pour que la Libye reconnaisse ces souffrances inavouables et punisse ces crimes?

Je reçois aujourd’hui Annick Cojean. C’est elle qui a révélé ce terrible secret, dans un livre que vient de paraître chez Grasset « Les Proies ; dans le harem de Kadhafi ». Un livre bouleversant où elle raconte d’abord l’histoire de Soraya, enlevée à 14 ans et qui a passé cinq ans comme esclave sexuelle de Kadhafi.

Les femmes victimes de viols… Mais les femmes elles-mêmes peuvent être des bourreaux, peuvent être violentes… Un sujet dont on parle peu. Coline Cardi est sociologue et vient de publier avec Geneviève Pruvost un livre sur ce sujet « Penser la violence des femmes » aux éditions de La Découverte. Un livre qui réunit les travaux d’historiens, de sociologues, d’anthropologues, de linguistes… Et qui démonte pas mal d’idées reçues sur les femmes, notamment l’idée qu’elles seraient moins violentes que les hommes.

Nous aurons également en ligne Clarence Rodriguez, la correspondante de Radio France à Ryad en Arabie Saoudite qui fera un point sur la situation des femmes dans ce pays, sans doute le plus restrictif au monde pour les droits des femmes. Avec en plus, une interview exclusive de Manal Al Sharif, cette Saoudienne qui l’année dernière, avait oser conduire une voiture, ce qui est strictement interdit aux Saoudiennes.

La chronique de Valérie Toranian, directrice de la rédaction du magazine Elle :

La condamnation le 4 septembre dernier à La Roche -sur-Yon, pour "atteinte sexuelle sur mineur" d'une institutrice de 39 ans ayant eu des relations sexuelles avec un de ses élèves de CM2.

Chronique d'ailleurs :

La journaliste Clarence Rodriguez, correspondante de Radio France à Ryad nous parle depuis Ryad des femmes en Arabie Saoudite, avec une interview exclusive deManal el Sharif , cette militante féministe qui fut arrêtée en 2011 pour avoir conduit une voiture et posté la vidéo sur internet.

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