Marguerite  Durand
Marguerite Durand © Radio France

Aujourd’hui : les femmes et le journalisme…Pendant longtemps, quand on demandait où étaient les femmes dans la presse, on répondait : « Il y a Françoise Giroud ! »Oui, bien sûr, c’est vrai…. Françoise Giroud, cette grande journaliste et patronne de presse, qui fonda l’Express, participa au lancement de Elle, inventa de nouvelles formules, forma des générations de journalistes… Mais Françoise Giroud fut longtemps l’arbre qui cachait le désert, un OVNI dans l’espace super-masculin (pour ne pas dire misogyne) des medias français… Aujourd’hui, en 2012, 30 ans après les débuts de Christine Ockrent au 20 heures d’Antenne 2, plus personne ne s’étonne ou ne s’extasie de voir une femme présenter le JT sur une grande chaîne nationale. Plus personne non plus ne met en doute le talent d’une Martine Laroche-Joubert ou d’une Vanessa Descoureaux pour couvrir les révolutions ou les guerres à l’autre bout du monde.Pour nous parler du grand reportage au féminin, j’ai invité aujourd’hui Manon Loizeau, cette journaliste de l’agence Capa, jeune femme au caractère bien trempé, lauréate du prestigieux Prix Albert Londres en 2006… Vous avez peut-être vu son dernier reportages-télé à Envoyé Spécial sur France 2 : « Voyage en Syrie interdite », c’était le 1er décembre dernier.Alors, l’égalité femmes/hommes serait-elle en bonne voie dans les medias ? La réalité est peut-être plus complexe, qu’il s’agisse des femmes journalistes, ou de la manière dont les femmes, de manière générale, sont traitées dans l’information… Pour en parler, j’ai invité aujourd’hui Isabelle Germain, journaliste, co-présidente de l’Association des femmes journalistes, auteur de plusieurs livres sur le sujet… Et qui a eu une idée originale : créer son propre site d’infos : les « nouvellesnews.fr » où les femmes et les hommes sont à parité… Mais créer son propre organe de presse pour lutter contre le sexisme, une autre femme féministe l’a fait avant elle : c’était il y a plus de cent ans, le 9 décembre 1897, la parution du premier numéro de la Fronde, un journal exclusivement féminin (on ne parlait pas de parité à l’époque) de la typo jusqu’à la patronne : elle s’appelait Marguerite Durand. Une femme quasiment inconnue aujourd’hui. Mais qui fut une célébrité à la Belle Epoque jusqu’à sa mort en 1936. Preuve que l’histoire des femmes et des luttes féministes reste totalement à faire dans les écoles… ! Heureusement Elisabeth Coquart lui a consacré une biographie. Et elle est avec nous cet après midi pour nous parler de cette « frondeuse » comme elle la surnomme, à laquelle les femmes d’aujourd’hui doivent certainement beaucoup.

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