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Faut-il en rire ? Ou faut-il en pleurer ? La dernière sortie du président turc, coutumier des déclarations provocatrices, laisse perplexe : « Les femmes ne sont pas les égales des hommes ; c’est normal, la nature le veut ainsi. » C’était lundi dernier à Istanbul. « Notre religion, l’Islam, a ajouté Mr Erdogan, a défini une place pour les femmes dans la société : la maternité. » Vous remarquerez en passant que sans crier gare, psst, l’argument de la religion a remplacé celui de la nature… Ce qui n’empêche pas Erdogan de se piquer de galanterie : « Vous ne pouvez pas demander à une femme de faire tous les types de travaux. Vous ne pouvez pas leur demander de sortir et de creuser le sol, c’est contraire à leur nature délicate. »

La rhétorique est classique, on la connaît par cœur… Venant d’un quelconque papi mougeot elle nous ferait à peine lever les yeux au ciel, mais elle vient du président de la Turquie, un Etat de 75 millions d’habitants, membre de l’OTAN, qui prétend intégrer l’Union européenne et s’apprête à prendre la présidence du G20… Ces propos, Mr Erdogan a osé les tenir à un sommet sur la justice et les femmes ; un vrai sujet quand on sait que la Turquie a connu cette année un nombre record d’assassinats de femmes par leur conjoint ou leur famille, au nom de l’honneur. Et très peu de ces crimes aboutissent à une condamnation. Sans gêne, le président turc a presque fait pleurer l’assistance en évoquant sa propre mère dont il baisait les pieds tant ils sentaient le paradis… » Non monsieur Erdogan, les pieds des mamans sont comme ceux de tout le monde : ils sentent le pied et c’est tant mieux !

Jeannette Bougrab présente son film documentaire "Privées d'école", diffusé sur Canal plus le 3 décembre.

Partout dans le monde, plus d’une centaine de millions de petites filles sont écartées des bancs de l’école.

Jeannette Bougrab, qui signe et réalise un documentaire diffusé mercredi 3 décembre à 20h55 sur Canal+ (crypté) qui illustre la réussite par l’école, ne cesse de rappeler que l’éducation est le bien le plus précieux que l’on puisse offrir à une petite fille, à une société.

La convention de 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes consacre le droit à l’éducation. Pourtant ratifiée par une centaine de pays, cette convention est sans cesse bafouée par de nombreux signataires. Que les prétextes soient religieux, culturels ou politiques, bon nombre de sociétés font tout ce qu’elles peuvent pour priver les femmes d’enseignement. Au Yémen, au Laos, au Pakistan, au Guatemala, au Kenya… les jeunes filles privées de tout bagage scolaire deviennent souvent des victimes.

LAURE BONCOUNGOU / SOS JEUNESSE ET DEFIS BURKINA FASO

Spécialisée dans la sensibilisation des jeunes femmes mariées de 16 à 25 ans à la contraception, Laure Boncoungou assure la promotion du préservatif féminin sur le terrain.

SOS Jeunesse et Défis Burkina Faso contribue à la promotion de la santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’au bien-être des jeunes.

Son action comprend : la promotion de la santé sexuelle et reproductive au niveau des jeunes ; l’environnement et le développement durable ; la sécurité alimentaire au profit des couches vulnérables ; les droits humains et la citoyenneté. Elle contribue à la sensibilisation

www.sosjd.bf

ANNIE MICHELE SALLA NZIE – MVOGO, CHEF DE LA DIVISION VIH A L’ASSOCIATION CAMEROUNAISE POUR LE MARKETING SOCIAL (ACMS)/PSI CAMEROUN

L’ACMS met en œuvre le programme UAFC

(Universal Access to Female Condom/Accès universel au préservatif féminin) au Cameroun, en collaboration avec les acteurs institutionnels locaux : Le Ministère de la Santé Publique, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et le Comité national de lutte contre le sida. Ce projet a pour but de réduire le nombre de nouvelles infections au VIH et d’augmenter l’offre en matière de contraceptifs au Cameroun. Il cible les femmes sexuellement actives de 15 à 49 ans vivant en zone urbaine et semi-urbaine. Les activités couvrent les régions du centre, du littoral, de l’Adamoua, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et la ville de Kribi choisies sur la base d’un indicateur qui tient compte des taux de prévalences respectifs, de l’existence ou non de circuits de distributions fiables, de la présence d’associations à base communautaires expérimentées qui appuient la mise sur pied du projet.

Depuis 2013, la promotion du préservatif féminin est nationale grâce à l’implication d’autres Projets mis en œuvre par l’ACMS. Le projet s’appuie sur le travail de 2 256 pairs éducateurs qui interviennent pour la promotion du préservatif féminin via un réseau de 765 salons de coiffure et 4 551 points de vente distribuant les marques de préservatif féminin Protectiv’ et Sécurité Plus. Plus de 4 000 000 de préservatifs féminins ont pu être distribués entre 2009 et 2014 et près de 2 500 000 personnes ont été sensibilisées à travers les causeries éducatives.

Basée à Yaoundé, l’ACMS a été créée en 1996. Elle intervient particulièrement dans cinq domaines : la prévention du VIH/sida, la prévention du paludisme, la promotion de la planification familiale, la lutte contre les maladies diarrhéiques et hydriques, la promotion de la franchise sociale.

Le programme UAFC au Cameroun

L’ACMS met en œuvre le programme UAFC (Universal Access to Female Condom/Accès universel au préservatif féminin), depuis 2009 au Cameroun, en collaboration avec les acteurs institutionnels locaux : le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et le Comité national de lutte contre le sida. Ce projet a pour but de réduire le nombre de nouvelles infections au VIH et d’augmenter l’offre en matière de contraceptifs au Cameroun. Il cible les femmes sexuellement actives de 15 à 49 ans vivant en zone urbaine et semi-urbaine.

www.acms-cm.org

Gérard Bardy publie "la légionnaire, héroïque et libertine" aux éditions Pygmalion.

Une biographie de Susan Travers qui reste à ce jour la seule femme admise dans les rangs de la légendaire Légion Etrangère, depuis sa création en 1831. C’est avec la Légion qu’elle s’est couverte de gloire sur les principaux champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale. Qui fut cette femme au destin vraiment extraordinaire ? A partir d’une reconstitution historique rigoureuse, l’auteur raconte l’incroyable aventure de cette jeune aristocrate, jetée dans le tumulte de la guerre après son engagement volontaire dans les rangs de la France Libre. Devant Dakar avec de Gaulle, sous les tirs de mortiers en Erythrée, en Syrie, en Lybie, en Tunisie, en Italie puis en France jusqu’à la libération de Paris et de Strasbourg, elle s’est illustrée sur tous les théâtres d’opération. Souvent au péril de sa vie.

Biographie Susan Travers
Biographie Susan Travers © Radio France / DR

L'Oeil de Nina

préservatif féminin
préservatif féminin © Radio France / Nina Luec

La chronique de Colombe Schneck :

Anthony Marra, Une constellation de phénomènes vitaux, roman traduit de l’anglais par Dominique Defert, publié chez Jean Claude Lattès.

Constellation phénomènes vitaux
Constellation phénomènes vitaux © Radio France
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