Concerto pour piano et orchestre n°2 en Sol Majeur op 44 de Piotr Ilyitch Tchaïkovski Piano : Elisabeth Leonskaïa Orchestre National de France Direction : Kurt Masur Enregistré le 3 février 2005 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. ‘’Je vais travailler sans me presser, me forcer ni me fatiguer aucunement » écrit Piotr Ilyitch Tchaïkovski à son amie, Madame von Meck, en octobre 1879 alors qu’il commence un nouveau concerto, et dans une lettre suivante : « Je le dédierai à N. G. Rubinstein pour le remercier d’avoir si bien joué mon 1er Concerto et ma Sonate dont son interprétation à Moscou m’a laissé en complète extase.’’ Cinq mois plus tard, le 3 mars 1880, il écrit à son éditeur, Pyotr Ivanovich Jürgenson : ‘’Je tremble à l’idée que Nikolaï Grigoriévitch, à qui ce concerto est dédié, se mette de nouveau à le critiquer. Du reste, s’il le critique pour le jouer aussi magnifiquement que le premier, ce n’est pas grave. Je souhaiterais seulement que cette fois-ci l’entracte entre la critique et l’exécution soit plus bref. Pour l’instant, je suis très content de ce concerto et je me sens tout fier.’’ La critique de Rubinstein est moins sévère que prévu, mais néanmoins précise : la partie pianistique est selon lui ‘’trop épisodique, dialoguant la plupart du temps avec l’orchestre, et non au premier plan avec l’orchestre comme accompagnateur’’. La partition pour piano et orchestre est publiée en février 1881, un mois avant la mort de son dédicataire ; la première audition à Moscou eut lieu le 30 mai 1882 avec Sergueï Taneïev au piano, sous la baguette de Anton Rubinstein. - il aurait été créé à New York par Madeline Schiller, sous la direction de Theodore Thomas le 12 novembre 1881.- Un mois après le concert de Moscou, Taneïev écrit à Tchaïkovski : « Peu de gens approuvent le solo de violon et de violoncelle dans le second mouvement, disant que le piano à trop peu à faire, et qu’il y a un contrepoids excessif du côté des autres instruments ». L’orchestration, presque identique à celle du 1er concerto, ne diffère que par l’absence de trombones ; et, comme les 1er, il comprend trois mouvements : Allegro brillante e molto vivace (en Sol majeur) ; Andante non troppo (en Ré majeur) ; Allegro con fuoco (en Sol majeur). Il n’est que rarement donné en concert, et peu nombreux sont les pianistes à l’avoir joué. Site réalisé en collaboration avec la Documentation des Emissions Musicales de Radio France

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