Symphonie n° 20 en Ré Majeur K 133 de Wolfgang Amadeus Mozart Orchestre Philharmonique de Radio France Direction : Ton Koopman Enregistrement le 22 mai 2004 Salle Olivier Messiaen Composée en 1772, la Symphonie n° 20 fait preuve d’une parfaite maîtrise de l’écriture et d’une prodigieuse maturation malgré la jeunesse de Wolfgang Amadeus Mozart âgé de 16 ans. Une période féconde pour le compositeur qui se surpasse dans le domaine symphonique avec l’écriture de huit symphonies entre décembre 1771 et août 1772, parues dans la grande édition Breitkopf mais vraisemblablement non exécutées à l’époque. A Salzbourg, le jeune Mozart se trouve alors sous la tutelle d’un nouveau prince archevêque, Hiéronymus Colloredo, envers lequel il se doit de prouver son génie musical. La Symphonie n° 20 en est un vibrant témoignage. Andante pour flûte et orchestre en Ut Majeur K 315 de Wolfgang Amadeus Mozart Flûte : Thomas Prevost Orchestre Philharmonique de Radio France Direction : Ton Koopman Enregistrement le 22 mai 2004 Salle Olivier Messiaen Cet Andante fut composé en 1778, soit à Mannheim, soit durant le séjour de Wolfgang Amadeus Mozart à Paris pour l’exécution de la « Symphonie Parisienne ». Le manuscrit de cette œuvre se trouve à la Bibliothèque du Conservatoire de Paris. Certains musicologues émettent l’hypothèse que cet Andante fut destiné à remplacer l’Adagio ma non troppo du Concerto pour flûte n° 1 K 313 de Mozart. Dans une lettre du 14 février 1778, Mozart écrit à son père qu’il déteste la flûte. Cet Andante atteint toutefois une intensité poétique et un talent expressif dignes des plus belles pages de Mozart. Symphonie n° 83 en sol mineur « La Poule » de Joseph Haydn Orchestre Philharmonique de Radio France Direction : Ton Koopman Enregistrement le 22 mai 2004 Salle Olivier Messiaen Cette œuvre, datée de 1785, appartient aux six Symphonies Parisiennes portant les numéros 82 à 87. Composées en 1785 et 1786 pour l’orchestre du Concert de la Loge Olympique à Paris dirigé par le Chevalier de Saint Georges, ces Symphonies Parisiennes connurent leurs premières auditions publiques en 1787. On les entendit également au Concert Spirituel. Ces commandes projetèrent Joseph Haydn dans un monde musical tourné vers l’extérieur, le sortirent de son isolement avec le Prince Esterhazy et lui permirent de s’imposer en tant que compositeur. La Symphonie n° 83 fut exécutée fréquemment et avec succès. Son surnom « La Poule » provient du premier mouvement allegro spiritoso où le second thème interprété par le hautbois solo joue de façon répétitive la note fa avec un rythme obstiné. L’intérêt de la Symphonie « La Poule » ne se limite pas à un caquètement. L’éclat et la variété de son écriture placent cette œuvre parmi les pièces maîtresses de Haydn. Site réalisé en collaboration avec la Documentation des Emissions Musicales de Radio France

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