Le Songe d’une nuit d’été, ouverture de Felix Mendelssohn. Orchestre National de France Direction : Kurt Masur Concert enregistré au Festival Hall de Hong-Kong le 26 février 2003. La maison familiale des Mendelssohn est, depuis 1811, l’un des plus brillants centres intellectuels de Berlin, et les concerts du dimanche y sont des évènements importants dans la vie musicale berlinoise. C’est dans un climat harmonieux, hors de tout souci matériel, que Félix développe son intelligence et sa sensibilité ; il a les meilleurs maîtres, fait d’excellentes études classiques (langues anciennes et modernes), et étudie la musique. C’est donc dans cette maison accueillante que Félix et Fanny jouent du piano, Paul du violoncelle, Rebecca chante, accompagnés par d’autres excellents musiciens ; c’est là aussi que Félix fait entendre ses œuvres récemment composées, devant un public de renom – dont Ignaz Mosheles fut. Lorsqu’il écrit cette ouverture, cet été de 1826, Felix Mendelssohn n’a que dix sept ans, et a pourtant déjà écrit de nombreuses oeuvres (ouvertures, symphonies pour cordes, œuvres chorales, concertos pour un ou deux solistes, musique de chambre – en mars 1826 on a joué son 1er quintette à cordes). La première publique de l’Ouverture de concert pour le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare a lieu le 20 février 1827 à Stettin, Carl Loewe dirige l’orchestre – et au même programme figure le Concerto en la pour deux pianos et cordes. Ce n’est que seize ans plus tard et à la demande du roi de Prusse Frédéric Guillaume IV, que Mendelssohn ajoute, sans rien changer à la partition déjà éditée, les parties musicales devant illustrer la comédie de Shakespeare. Ludwig Tieck assura la mise en scène de la 1ère publique le 14 octobre 1843 au Palais de Sans-Souci de Postdam, construit pour la circonstance. Concerto pour piano et orchestre n°3 en Ut mineur opus 37 de Ludwig van Beethoven. Piano : Evgeni KissinOrchestre National de France Direction : Kurt Masur Concert enregistré au Théâtre des Champs-Elysées le 28 octobre 2004. Au printemps de 1802, avide de solitude et de silence, Ludwig van Beethoven va s’installer à Heiligenstadt pour y passer l’été et travailler. C’est une période très prolifique ; plusieurs œuvres sont sur sa table de travail : la deuxième symphonie, les six quatuors op.18, les Créatures de Prométhée, et il reprend les esquisses du troisième concerto écrites deux ou trois ans plus tôt. Pourtant à ce moment-là, il sait qu’il ne guérira pas et le confesse dans un document poignant adressé à ses deux frères en date du 6 octobre 1802. De retour à Vienne, Beethoven organise un grand concert dans lequel il inscrit ses dernières compositions orchestrales autour de sa première symphonie : Le Christ au mont des Oliviers, la Symphonie n° 2, et le 3ème Concerto en ut mineur – trois créations publiques ; ainsi, en ce 5 avril 1803 au Théâtre An der Wien, Beethoven lui-même tient la partie de soliste du Concerto. En novembre 1804, le Bureau des Arts et d’Industrie de Vienne publiera l’œuvre avec cette mention : «Grand concerto pour piano-forte . . . composé et dédié à Son Altesse Royale Monseigneur le Prince Louis-Ferdinand de Prusse, par Louis van Beethoven, œuvre 37». Site réalisé en collaboration avec la Documentation des Emissions Musicales de Radio France

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