En 1981, depuis le perchoir de l'Assemblée Nationale, Robert Badinter donnait un coup fatal à la peine de mort en France.

Des députés félicitent le ministre de la Justice Robert Badinter (C) dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981 à Paris, après l'examen de son projet de loi sur l'abolition de la peine de mort.
Des députés félicitent le ministre de la Justice Robert Badinter (C) dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981 à Paris, après l'examen de son projet de loi sur l'abolition de la peine de mort. © AFP / MICHEL CLEMENT

Nous sommes en septembre 1981, François Mitterrand vient d’être élu président de la République. Dans les prisons françaises, à ce moment, 8 détenus attendent la mort.

Six mots contre deux siècles. « La peine de mort est abolie » proclame l’article premier du projet de loi soumis aux députés et quand les sénateurs auront voté à leur tour ces six mots mettront fin à une pratique judiciaire controversée depuis près de deux siècles. En janvier 1795, le 4 brumaire de l’an IV, la convention thermidorienne vote l’abolition de la peine de mort assortie d’une phrase : « à dater de la paix générale ». Mais lorsque la paix d’Amiens fut signée en 1802, Bonaparte gouvernait la France et l’abolition était hors de propos.

En 1981, La France est le dernier pays démocratique européen à pratiquer la peine de mort et à l'abolir.

Le combat de Robert Badinter, alors garde des Sceaux y est pour beaucoup et son discours à l'Assemblée Nationale a marqué les esprits. L'habileté oratoire de l'avocat, couplée à la portée politique et universelle du sujet en font l'un des grands textes du XXème siècle. Un texte qui scelle la victoire d'un homme sur le combat de sa vie.

L'invité

En deuxième partie d'émission, nous recevons Joël Calmettes, réalisateur de nombreux documentaires. Il a notamment réalisé plusieurs films sur Robert Badinter.

Retrouvez la série de webdocs Les grands discours, sur le site d'arte.

Programmation musicale

  • Sur mon chou, Etienne Daho
  • The mercy seat, Johnny Cash
  • Close but not quite, Sampha & Curtis Mayfield
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.