Direction la Birmanie où le chômage de masse menace... les éléphants !

Vous vous préparez tous à rigoler alors que cela n'a rien de drôle ! On n'imagine pas vu de France le drame que représente pour des éléphants de 5 tonnes le chômage : désœuvrés, ils deviennent gras comme des loukoums et irritables en plus !

Sans compter que, de l'aveu même de leurs propriétaires, les mâles ne pensent plus qu'au sexe ! Or on parle d'une mise au chômage technique pour environ 40% des 5. 500 éléphants birmans qui vivent en captivité ! Premier troupeau mondial, et de loin.

Comment en est-on arrivé là ? C'est très simple à comprendre : la couverture forestière de la Birmanie a diminué de 40% en 25 ans. Or les éléphants servent à évacuer les grumes de bois précieux. Plus de forêts et mécanisations du travail mènent au chômage des éléphants.

On pourrait penser à tort que c'est une bonne nouvelle pour eux et qu'il suffirait de les relâcher dans la nature ! Très mauvaise idée ! Sitôt relâchés, les éléphants se comportent comme des sagouinset ils mangent les récoltes. Ensuite, c'est mal connaître les conditions de travail des éléphants captifs birmans, parce qu'il y a des règles et même une convention collective.

Camp d'entrainement d'éléphants en Thaïlande (1992)
Camp d'entrainement d'éléphants en Thaïlande (1992) © Domaine public

Pas plus de 8h de travail quotidien, 5 jours par semaine et retraite avec pension à 55 ans.Congé maternité obligatoire et congés payés d'été pour tous. Nourriture abondante et inspection du travail pour vérifier tout ça.

L'Etat a même prévu des maternités et des maisons de retraite pour éléphants ! Résultat : alors que l'espérance de vie d'un éléphant de zoo ne dépasse pas les 20 ans, celle d'un éléphant birman atteint le double .

Par contre, quelques mois de chômage et c'est l'obésité qui guette. En fait, il est en train de se passer en Birmanie ce qui s'est passé en Europe lorsque la mécanisation de l'économie et des transports a mis à la retraite des centaines de milliers de chevaux.

La différence, c'est que les éléphants sont indissociables de la culture birmane. Alors on trouve des pis-aller : le tourisme, en plein boum, leur donne une seconde carrière. Voire l'exportation vers la Thaïlande, qui en manque. Vous voyez, ça n'a rien de drôle !

Une revue de presse qui s'intéresse à un autre animal : le moustique porteur du virus Zika

On change d'échelle avec ce moustique qui empoisonne la vie et la santé des millions de sud-américains. L'OMS parle d'une épidémie qui explose en Amérique latine et particulièrement dans 2 pays : le Brésil et la Colombie, les plus affectés.

Les chiffres font froid dans le dos. Selon le journal brésilien O Estado « l'aire d'expansion du moustique atteint les 7m/km2. Ce qui signifie une multiplication par 4 en10 ans et représente 80% du territoire national ».

Quant à l'épidémie de Zika, c'est O Globo qui le rapporte, elle est d'autant plus explosive dans les régions les plus pauvres où le système de santé est défaillant, comme l'Etat de Pernambuco. Le Zika est surtout dangereux pour le fœtus à naître.

En conséquence, toujours selon O Globo , les demandes d'avortement légaux commencent à affluer dans les tribunaux dans un pays où avorter est très difficile et discriminant socialement : relativement facile pour les riches, quasi impossible pour les pauvres.

En Colombie, on s'inquiète d'abord d'une maladie déjà diagnostiquée chez 2 000 femmes enceintes.

Et l'on tente aussi de se rassurer, comme dans les pages de l'hebdo Semana : « Il y a un an, le pays était en alerte maximale à cause du chikungunya : 4 000 malades rien que dans l'Etat de Santander. Or aujourd'hui les cas sont sporadiques. Il n'y a plus qu'à espérer que le Zika ne ressemble pas à la dengue qui, elle, persiste.

Mais la vraie source d'inquiétude dans la région, c'est le Venezuela voisin. Un pays au bord de l'effondrement économique et sanitaire. C'est au point, raconte El País de Madrid, que le parlement vénézuélien vient de déclarer l'Etat d'urgence humanitaire.

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