C'était il y a deux jours, à 10h du matin exactement, toutes les huiles napolitaines étaient sur leur 31.

Il y avait le Président de région De Luca, le nouveau directeur de ce centre flambant neuf et surtout, les juges et procureurs anti-mafia les plus en vue.

La question est donc : que faisaient là ces magistrats plus habitués à traquer la Camorra Napolitaine qu'à inaugurer des chrysanthèmes ? C'est très simple : avant d'être un centre de soin, l'immense édifice était la villa d'un chef mafieux. Et pas n'importe lequel : Walter Schiavone, frère de Francesco Schiavone dit Sandokan. Un des plus puissants capo mafieux. Un des plus cruels aussi et donc un des plus riches. La villa en question, celle du frère, faisait à elle seule 850m2 sur 3 niveaux.

Mais si cette villa est extraordinaire, c'est qu'elle est la reproduction exacte de la villa de Tony Montana, dans Scarface, le film de Brian de Palma de 1983 : même double escalier, même porche néoclassique, même marbres. Le chef mafieux était cinéphile.

C'est simple, avec les années et les procès, l'agence italienne chargée de gérer ces biens, l'ANSBC, en est venue à posséder 3 000 entreprises, 12 000 propriétés et plus de 2 milliards de dollars en comptes bancaires et liquidités. Et cela c'était en 2015.

Or la plupart de ces biens, surtout immobiliers, dépérissent en attendant la fin des procédures judiciaires. Voilà pourquoi la restauration et la transformation de la villa Scarface est tout un symbole : celui de la victoire du bien commun contre la mafia.

Puis lorsqu'il a été arrêté, à la fin des années 90, des sbires se sont chargés d'arracher les marbres, d'enlever les meubles précieux et de l'incendier. La « Villa Scarface », c'est son surnom, n'était plus qu'une ruine au main de l'Etat. Parce que, depuis les années 2000, l'Etat italien confisque systématiquement les biens mafieux. Tous les biens mafieux : entreprises, maisons, terres, voitures, bijoux... tous !

  • Une revue de presse en Allemagne.

Avec une sorte de miracle politique constatée par toute la presse allemande depuis quelques jours: il est possible d'ébranler Angela Merkel, voire d'espérer remporter une élection nationale contre elle.

Tout a commencé par un sondage paru un début de semaine dans la Bild qui montrait une augmentation de 5 points de intentions de vote en faveur du SPD, les sociaux-démocrates. 5 points en 1 semaine, ça correspond à l'entrée en campagne de M. Schultz.

Or 5 points de mieux, à 8 mois des élections fédérales, c'est un score inespéré ! Au point que Der Spiegel a mis un Martin Schultz tout sourire en une avec ce titre : « Saint Martin »... Ça tient du miracle visiblement.

Il n'y a guère que le Berliner Morgen Post pour refroidir tout le monde : « depuis 10 ans, s'opposer à Angela Merkel, c'est comme prendre des montagnes russes. Ça commence tout sourire et on finit essoré, bleu de peur et les tripes à l'air. Maintenant c'est au tour de Martin Schultz de monter dans le wagonnet. »

Dans la presse américaine : un article qui parle de nous...

C'est le magazine New York qui s'y colle avec un papier assez drôle : « il n'y a pas que chez nous : en France aussi, la politique a connu une semaine folle ».

« La France a décidé de relever le défi américain de la semaine politique la plus chaotique de la planète ». Suis une description en quelques lignes de l'élection de Benoit Hamon, du PenelopeGate, des ennuis européens de Marine Le Pen, sans oublier Macron.

Et résumé comme ça, même sans effet de style, je vous assure qu'on a rien a envier – du point de vue du magazine New York – à le semaine de Donald Trump.

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