Par Antoine Giniaux

La cyber guerre entre la russie et l’occident n’a jamais été aussi forte…

Et c’est une journaliste finlandaise, qui vient d’en faire les frais. Histoire à lire dans les médias locaux et le New York Times. Jessikka Aro, c’est son nom, est une spécialiste de la propagande sur Internet qui a travaillé, entre autres, sur les réseaux jihadistes.

Mais il y a quelques mois, c’est aux activistes russes qu’elle commence à s’intéresser. Elle poste sur les réseaux sociaux des messages pour tenter d’entrer en contact avec ce qu’elle appelle l’armée des trolls de Russie. Les internautes qui postent des messages en faveur du gouvernement de Vladimir Poutine. Et pour mieux comprendre qui se cache derrière les blogs, les comptes Twitter et Facebook, elle part en reportage à Saint Petersbourg, visiter une sorte d’usine troll, dit-elle. Un grand bureau qui s’occupe essentiellement de répondre à toutes les attaques ou les critiques qui concernent la Russie, ou la guerre en Ukraine. Et c’est là que tout bascule. En quelques semaines, Jessika Aro se retrouve elle-même prise pour cible.

Dans une vidéo, la journaliste est représentée par une actrice aux allures de bimbo péroxydéee, avec des paroles qui la présentent comme une James Bond girl de pacotille à la solde de l’Occident, qui voit des trolls avec des petits bonnets rouges sautiller un peu partout, parce qu’elle prend de la drogue. Ca pourrait être amusant s’il n’y avait pas en parallèle, ces messages de menaces sur son téléphone portable, qui la traitent de prostituée de l'OTAN, ou cet interlocuteur qui se présente comme son père, mort il y a 20 ans, et qui lui dit « je te regarde ».

La plupart de ces messages, sont anonymes. Mais les critiques les plus virulentes viennent d’un certain Johan Backman, un finlandais qui se présente comme un défenseur des droits de l'homme, représentant en Europe du Nord de l’Institut Russe des Etudes Stratégiques, un groupe de recherches dirigé par un ancien des services de renseignements soviétiques. Et c’est bien de stratégie qu’il s’agit, rappelle le New York Times . Qui évoque le projet d'information review, lancé par l’Union Européenne, pour contrer la Russie sur le terrain de l’information. Avec une théorie presque darwiniste : les infos en ligne les plus solides, qu’elles soient vraies ou pas, mangent les informations les moins importantes.

Dans la presse Suisse : l’inauguration du tunnel le plus long du monde

Un peu plus de 57 kilomètres, à travers les Alpes et les montagnes du Saint-Gothard. "Ein Loch fur Europa". "Un trou pour l’Europe", c’est le titre du quotidien allemand Die Zeit, un trou qui permet d’aller en train de Berlin à Milan en moins de douze heures.

Les medias suisses, eux, parlent de la performance, et de la durée des travaux : 17 ans, passés à creuser, avec 2300 mètres de roches au dessus de la tête. Et des centaines de mineurs, qui ont travaillé dans des conditions extrêmes, avec des températures, sous la montagne, de près de 40 degrés./

Swiss Info plonge aussi au cœur de la montagne.. Le Saint-Gothard, berceau de la suisse, l’endroit ou les premiers confédérés, et les opposants aux Habsbourg se sont réunis en 1291. Un véritable gruyère suisse, avec des galeries des souterrains, des bunkers construits pendant la seconde guerre mondiale..

A l’extérieur, à l’air libre, le quotidien Le Temps donne aussi la parole aux oubliés du Gothard

Avec des photos des habitants qui continuent de vivre dans les montagnes, privés désormais de la manne financière des touristes et des voyageurs qui s’arrêtaient sur le trajet. Les restaurants, les hôtels, qui ferment les uns apres les autres. Nous étions 2000 il y a 5 ans, explique un électricien qui a travaillé sur le chantier. Aujourd’hui, il n’y a plus que 1500 habitants. Très belle alerie de portraits et Céline Zund écrit "Le temps semble s'être figé comme la neige qui ne fond jamais, à l'ombre des blocs de granit".

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