Il s'appelle A-Crush, et il est tellement nouveau d'ailleurs qu'il n'a même pas encore sorti son premier single. Il a déjà 750 000 fans sur son Weibo.

Les membres - tous féminins - du boys band FFC-Acrush en coulisse, avant une conférence des presse à Pékin (Chine) le 28 avril 2017
Les membres - tous féminins - du boys band FFC-Acrush en coulisse, avant une conférence des presse à Pékin (Chine) le 28 avril 2017 © Reuters / Damir Sagolj

Un pré-succès qu'il doit à des concerts live dans tout le pays. Ils sont cinq, habillés en jeans, chemises à carreaux, godillots montants et cheveux fixés au gel. Bref, un grand classiques. Du classique pour ados.

Même leur nom respire l'ennui des boys-band asiatiques : le A de Acrush, c'est pour Adonis, le dieu grec de la beauté et de la jeunesse masculine. D'autant qu'il y a des centaines de boys-bans de ce type en Asie, entre le Japon, la Corée du Sud et la Chine.

S'il y en a des centaines, comment expliquer leur succès ? Une seule raison : en fait de boys-band, ce sont 5 filles, 5 ados qui s'habillent comme des garçons et dont l'essentiel des fans sont des filles qui les appellent leurs « maris », un terme utilisé d'habitude par les filles pour parler des chanteurs hommes dans le vent. Et leur succès, elles le doivent justement à leur côté « garçon manqué ». En fait, malgré les bouleversements de ces vingt dernières années, la Chine reste un pays relativement conservateur en matière de vision des rôles homme-femme.

Les hommes sont sensés travailler et les femmes rester à la maison et élever, jusqu'à encore récemment, l'enfant unique. Les offres d'emploi disponibles sont souvent accompagnées d'une préférence : homme ou femmes. Se battre contre le harcèlement sexuel a conduit 5 activistes en prison en 2015. En clair, lorsque ces 5 jeunes femmes qui ont entre 18 et 24 ans brouillent les codes de la féminité à la Chinoise, elles envoient un message politique :

Les femmes Chinoises sont des hommes comme les autres et ne se laisseront plus enfermer par de vieux barbons dans des stéréotypes éculés à la papa ! Les ados chinoises ont reçu le message 5 sur 5 : Chinese girl power ! Le pouvoir aux femmes chinoises !

Une revue de presse en Grèce

C'est un papier étonnant que j'ai trouvé dans les pages d'I Kathimerini, le grand quotidien du matin athénien. Un papier qui explique comment de plus en plus de Turcs aisés se tournent vers la Grèce et en particulier Athènes comme plan B.

Au cas, bien sûr, où les choses tourneraient mal en Turquie. La Grèce a plein d'avantages : c'est l'Europe, c'est pas cher avec la crise, c'est voisin avec la Turquie – autrement dit c'est facile à rallier vite – et c'est au fond, un peu la même culture.

Les appartements athéniens se vendent comme des petits pains dans un cercle pas si restreint de riches turcs qui, en plus, peuvent à terme disposer d'un « visa d'or », c'est-à-dire du droit de résidence accordé aux investisseurs hors Union européenne.

Alors évidemment, le reportage d'I Kathimerini a été fait sous couvert d'anonymat : les relations entre Ankara et Athènes sont compliquées et ces réfugiés de luxe ont tous de gros moyens. Mais, le mot est passé : les Grecs sont un plan B tout à fait convenable.

Une revue de presse en Egypte

Pour un reportage publié dans les pages du quotidien Cairote Al Masri Al Yaoum. Un papier sur une jeune femme de 24 ans, Ranya Mahdat. Elle est d'Assiout, une ville très conservatrice et pourtant, elle est désormais la première femme entraîneuse de tahteeb. Le tahteeb est un art martial très ancien puisqu'il remonte à l'époque pharaonique. Un art martial qui se pratique avec un bâton et jusqu'à présent réservé aux hommes. Elle est donc la première femme à pratiquer ce sport à un niveau professionnel.

Dans la presse américaine cette fois, un article sur la Corée du Sud

Dans le Washington Post exactement, qui tente de comprendre les intentions de Donald Trump sur la Corée du Nord... Et qui ne comprend plus rien : d'un côté la Maison-Blanche fait les gros yeux, envoie un porte-avions sur zone et convoque l'ensemble du Sénat.

Mais de l'autre, Donald Trump a expliqué que la Corée du Sud devrait payer plus – 1 milliard de dollars – pour son nouveau système anti-missile et que l'accord de libre échange signé avec les Etats-Unis était mauvais et devait être renégocié.

En clair... rien n'est clair et les Sud-Coréens élisent dans moins de 10 jours leur nouveau président. Dernière chose, lorsque Donald Trump veut parler de la Corée du Nord, il appelle Pékin et Tokyo mais pas Séoul ! Vous imaginez leur stupéfaction !

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