L'heure est avant tout aux faits et au choc dans une presse new-yorkaise qui avait presque oublié – depuis plus de 15 ans maintenant – l'horreur d'un attentat au coin de sa rue, en bas de chez soi.

Attaque mortelle à New York ce 31 octobre 2017
Attaque mortelle à New York ce 31 octobre 2017 © AFP / MOHAMMED ELSHAMY / ANADOLU AGENCY

Mais ça n'empêche « ni la résolution, ni l'esprit de résistance des New-Yorkais », comme l'écrit l'éditorial ce matin du New York Post.

« Les New-Yorkais ne seront pas brisés par cette dernière attaque terroriste »

Ne serait-ce que parce qu'ils en ont vu d'autres. New York est et restera la cible numéro un, et ça dure depuis seize ans. Pendant toutes ces années, la police de NYC a déjoué des dizaines de projets d'attentats, y compris des plans pour attenter à des monuments, d'autres, pour attaquer dans le métro.

Mais jusqu'à hier, aucun terroriste n'avait réussi à faire de victimes. Le sinistre attentat d'hier met donc en relief à la fois cette menace permanente et la difficulté qu'il y a à détecter ces fameux « loups solitaires ».

New York rejoint donc la liste tragique des villes, tant ici qu'à l'étranger, qui ont fait l'objet de ces horribles attentats à la voiture ou au camion bélier. Le défi aujourd'hui, comme le gouverneur de New York Andrew Cuomo l'a souligné hier, est de ne pas nous laisser abattre. L'esprit de New York n'avait pas été brisé le 11 septembre 2011, il ne le sera pas plus aujourd'hui.

Même résolution à la une du New York Daily News 

L 'autre grand tabloïd populaire de la presse new-yorkaise qui commence évidemment son édito gravement :

"Hier c'était un attentat à New York, contre New York. Le cauchemar de Nice, de Londres, de Berlin, de Barcelone, de Jérusalem, a donc visité notre ville et avec vengeance encore.

L'acte lui-même est à la fois horrible et brutalement simple : convertir un véhicule du quotidien en arme et plongeant dans la foule des badauds et des cyclistes pour finalement signer son forfait en criant Allahou akbar. Il est redoutablement efficace et a tué huit innocentes victimes. Une douzaine d'autres ont été blessé.

Maintenant, il est impossible de ne pas se demander si une simple promenade, une simple balade en vélo, ne nous rend pas plus vulnérable au terrorisme ? 

Est ce que le fait de nous rassembler en concert ou de manifester n'est pas devenu une tentation trop grande pour les terroristes ?

Certes, nous avons raison de nous inquiéter mais la peur ne doit cependant pas nous affaiblir. Elle doit au contraire nous motiver et motiver nos forces de sécurité, en qui nous plaçons toute notre confiance. Elle doit nous éduquer et nous rendre plus vigilants. 

Quant au terroriste, il semble au regard des premiers détails qu'il venait d'Ouzbékistan, qu'il était aux Etats-Unis depuis 2010 et qu'il résidant, selon son permis de conduire, en Floride.

Nous ne savons rien encore de sa radicalisation mais, par nature, son crime était indécelable : les attentats à la voiture ou au camion bélier, a fortiori commis par des loups solitaires comme il semble que ce soit le cas de cet homme, sont difficilement détectables, même par les meilleurs et les plus aguerris de nos forces antiterroristes."

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