La Russie a lancé ses premières frappes aériennes en Syrie: qu'est-ce que cela donne dans la presse russe?

Je suis notamment tombé sur un article du quotidien russe Kommersant qui tente de répondre à cette question : qui sont ces soldats russes que certains ont vus sur le terrain en Syrie, se battant aux côtés de l'armée de Bachar Al Assad ?

Ce sont des miliciens russes désœuvrés par le cessez-le-feu en Ukraine, et qui ont trouvé en Syrie une nouvelle occasion de se battre. Des mercenaires, payés par les Syriens. Kommersant en a même retrouvé quelques-uns en attente en Irak. Une douzaine bloquée côté irakien en attendant de trouver le bon contrat et le bon prix pour se battre contre l'Etat islamique. Une sorte d'expédition de guerre organisée par un ancien du Donbass, Bondo DOROVSKIKH.

L'homme explique qu'il aimerait bien envoyer plus d'hommes mais que c'est « trop cher, trop compliqué à organiser et surtout, on ne sait pas très bien qui est l'ennemi. Enfin l'armée de Bachar Al Assad n'a pour le moment pas répondu à nos sollicitations ».

On peut être une princesse et tout de même sans papier

Voilà, en résumé, l'histoire de Francesca Marina, la « petite princesse de la mer ». Souvenez-vous : le 2 mai dernier, il y a eu non pas une, mais deux naissances royales : Charlotte, la fille de Kate et William à Londres et Francesca Marina.

La seconde naissance royale, c'était sur un bateau de la marine italienne, le Bettica, et Francesca était la fille de Stéphanie, une réfugiée nigériane fuyant Boko Haram. La coïncidence des deux naissances avait fait la une de toute la presse européenne. Francesca avait à l'époque reçue comme second prénom « Marina » en hommage à la marine italienne et à ses marins qui avait secouru Stéphanie et l'avait aidée à accoucher dans l'infirmerie du bateau. Francesca, c'est en hommage au Pape François.

Que devient Francesca Marina ? 4 mois après sa naissance la « petite princesse de la mer » et sa maman se portent bien. Elles ont été soignées à l'hôpital de Raguse, dont elle est sortie quinze jours plus tard, après s'être refait une santé. Et depuis, rien.

Par rien, je veux dire que la « petite princesse de la mer » et aussi un fantôme du point de vue administratif. En clair, elle n'a toujours pas de certificat de naissance, donc d'existence légale.

Là, ça devient un cauchemar bureaucratique. La question est : où est née exactement Francesca Marina ? Dans les eaux internationales ? Sur un navire militaire italien ? A Raguse où elle a été recueillie ? Et qu'elle est sa nationalité ? Italienne ? Nigériane ?

Mais elle a un certificat de naissance tout de même ? Non : personne ni sur le bateau, ni à l'hôpital n'a osé la déclarer et donc lui donner une existence légale. Elle n'a donc ni papier, ni livret de famille et c'est une Commission spéciale qui doit, dans qqs jours, statuer sur son sort et donc la faire naitre légalement. Alors et alors seulement, la petite princesse de la mer, Francesca Marina, pourra obtenir avec sa maman un permis de séjour ou le statut de réfugié. Inutile de préciser que la petite Charlotte de Cambridge, elle, n'a pas eu les mêmes problèmes administratifs.

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