C'est un dessin animé entièrement imaginé, dessiné et animé en Ukraine, par des Ukrainiens intitulé La Princesse Volée, Ruslan et Ludmila. Il est sorti le 7 mars dernier et déjà 500 000 spectateurs sont allés le voir ce qui est beaucoup pour l'Ukraine.

Évidemment, il s'agit d'une histoire d'une princesse, Ludmila, et de son amoureux, un manant, ou plutôt un acteur, appelé Ruslan et des efforts incommensurables que Ruslan devra déployer pour sauver sa princesse des griffes d'un méchant sorcier.

Il y a des animaux qui parlent, un roi dépassé par sa fille, des blagues pâtissières, de la magie, de l'amour, une happy end et évidemment, des chansons tout le long du film.

Ce film ressemble beaucoup à un dessin animé de Disney, avec des chansons dignes de l'Eurovision ! Le film animé ukrainien fêtait l'année dernière ses 90 ans, il y a localement une vraie culture du dessin animé pour enfant. Ensuite, la polémique ne s'est pas focalisée sur l'américanisation du film.

On est en Ukraine, un pays qui tente depuis plusieurs de se défaire de l'emprise culturelle de la Russie. Or il se trouve que Ruslan et Ludmila n'est pas n'importe quelle histoire : c'est l'adaptation d'un long et célèbre poème d'Alexandre Pouchkine.

Un poème que tous les Russes connaissent et qui a fait l'objet de dizaines d'adaptations cinématographiques, y compris des dessins animés. Donc la polémique est plutôt : pourquoi avoir choisi une œuvre russe pour un film représentant l'Ukraine ? D'abord, dans l’œuvre de Pouchkine, l'action se passe en Ukraine et la princesse Ludmila est la fille de Vladimir de Kiev. Ensuite, Pouchkine est avant tout un immense poète. Enfin, en Russie il y a 140M de Russes qui peut-être voudront voir Ruslan et Ludmila.

En Thaïlande, une nouvelle affaire de crime de lèse-majesté

En Thaïlande, on ne plaisante pas avec le roi : si vous êtes accusé d'avoir outragé ou insulté Sa Majesté Rama X, vous risquez jusqu'à 15 ans de prinson. C'est donc ce que risque un britannico-thaïlandais nommé Pim Kemasingki.

Non pas parce qu'il aurait fait quoi que ce soit contre le monarque mais simplement parce qu'il a osé retwitter un dessin où l'on voit trois statues d'anciens rois de Thaïlande porter des masques contre la pollution qui, en Thaïlande, est une plus élevée au monde.

Cela a suffit pour attirer l'attention de la junte, et lui valoir une plainte et un procès. Seulement voilà ! L'accusé n'a pas seulement contre lui d'être en partie Britannique, il est aussi le directeur d'un magazine indépendant. Ceci expliquant peut-être cela.

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