L'Histoire de ce jour nous emmène en Italie aujourd'hui où un petit garçon est né la semaine dernière à Ostana

Une merveille de 3,8kg appelée Pablo. La nouvelle de sa naissance a fait le tour de l'Italie, quelques semaines après Noël. Ses parents vont bien, le bébé gazouille, l'Italie pouponne.

À Ostana, dans ces montagnes du nord de l'Italie, dans le Piémont, la naissance de Pablo est un événement rarissime. Qu'un enfant y naisse, ça n'était pas arrivé depuis 1987 : 28 ans sans naissance !

La première conséquence de ce petit miracle de presque Noël est que la population d'Ostana est passée de 84 à 85 habitants. C'est le maire qui a publié l'info dans La Stampa et qui a même pris soin d'installer une cigogne avec un bébé dans le bec à l'entrée du village. Une histoire collective en somme, on peut presque dire que le petit Pablo a 84 parents. Parce que ses parents biologiques ont bien failli partir à l'étranger, faute de travail. C'est grâce à l'effort collectif qu'ils sont restés au village. On leur a offert un travail permanent : s'occuper d'un refuge de montagne et, finalement, cet effort a été récompensé avec Pablo. Ça ne suffit tout de même pas à repeupler un village qui a compté jusqu'à 1 000 habitants au début du XXe siècle.

En fait, l'histoire de Pablo est à la croisée de deux préoccupations majeures dans l'Italie d'aujourd'hui.La première est la dénatalité . Pour vous donner un chiffre, il naît tous les ans un peu plus de 500 000 enfants en Italie contre 820 000 en France, à population égale.

Ensuite, deuxième préoccupation : l'émigration. Dès que ça va mal, les jeunes Italiens bien formés vont chercher du travail ailleurs. Environ 100 000 jeunes Italiens depuis 2008 ont quitté le pays pour chercher une vie meilleure en Allemagne, en Suisse, en France ou en Grande-Bretagne.

Alors, la naissance de Pablo, dans ce village perdu du Piémont, est une vraie bonne nouvelle. D'autant qu'il paraît que ses parents n'ont pas l'intention de s'arrêter là.

Que du bonheur ce matin dans la presse cubaine !

Je vais vous livrer un petit secret : il n'y a rien comme la presse cubaine pour vous donner la pêche ! À lire les trois quotidiens nationaux cubains, tout va bien dans cette île qui est promise à l'avenir le plus éclatant grâce à sa magnifique classe dirigeante.

Raul Castro à la tribune du Soccer City Stadiul
Raul Castro à la tribune du Soccer City Stadiul © Capture d'écran

La preuve : la France se met en quatre pour recevoir celui que les Cubains appellent ironiquement, et sous cape, le Leader Minimo , Raúl Castro, alors que son frère, Fidel, était lui Leader Maximo .

C'est d'ailleurs simple : Gramna, Juventud Rebelde (Jeunesse Rebelle) et Trabajadores (Travailleurs), ont tous la même une et le même titre : les Champs Élysées pavoisés aux couleurs de Cuba et «la visite d'État du Président Castro a commencé en France ».

Trabajadores , par exemple, rappelle que Pernot-Ricard s'est battu pendant vingt ans contre l'américain Bacardi pour récupérer la marque de rhum cubain. À Cuba, l'impérialismeyankee n'emporte jamais la victoire !

Juventud Rebelbe , pour sa part, raconte comment 30 000 colons français, fuyant la révolution en Haïti en 1971, ont trouvé refuge à Cuba et ont bouleversé ce qui était encore une colonie espagnole : livres, ingénierie agricole, et aussi menuet et chansons.

Ça donne : «Les Français, en résumé, ont montré aux Cubains que le travail pouvait être plus léger et les loisirs plus agréables ». Ils ont aussi apporté leur cuisine qui a laissé des traces là où il se sont installés, c'est-à-dire à Santiago, dans l'Est de la Grande Île.

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