Ce matin, on part à nouveau au Pakistan pour la nouvelle année avec le retour de la « bombe mauve »...

Oubliez la Queen, les vœux de François Hollande ou l'intronisation de Donald Trump. Taher Shah est de retour, la « bombe mauve » est réapparue et avec un message en plus !

Ca n'a pas l'air de vous émouvoir. Pourtant, l'année 2016 commençait à peine qu'un type grassouillet venu du Pakistan, en robe de chambre mauve, une tiare sur la tête, une paire d'ailes dans le dos, des poils dépassant du décolleté chantait ça :

Extrait de « Angel » de Taher Shah

Quelques secondes d'Angel, une chanson totalement... hors du temps qui allait faire le tour du monde et, comme le dit un éditorialiste local : « faire connaître le Pakistan pour autre chose que pour le terrorisme ». Le succès est fulgurant...

Et aussi, un peu embarrassant pour le Pakistan...

Qui pendant quelques mois ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer. Le Pakistan qui essaie d'être une puissance nucléaire sérieuse et qui se retrouve avec cet OVNI à gérer en guise de relations publiques.

Eh bien, il est de retour en ce début d'année 2017. Cette fois-ci, il est vécu de brocards d'or, assis sur un trône doré, caressant un chat persan, blanc, qui a l'air terrifié d'ailleurs. Il revient pour nous dire ça :

Extrait de « Humanity Love » de Taher Shah

En deux mots, malgré son petit chignon et son faux air d'étrangleur oriental, Taher Shah explique qu'il « faut donner de l'amour pour être aimé ».

Un mot de paix qui aurait dû toucher un pays mal en point qui a déploré en 2016, 1 801 victimes d'attentats. Or, on a appris que Taher Shah menacé de mort avait dû fuir le 21 décembre son pays. Ils manquent d'humour les Talibans... Mais on le savait.

Pour la revue de presse ce matin, Anthony Bellanger a remarqué l'éditorial d'un journal turc...

Hürriyet, grand quotidien d'Istanbul dont le titre veut dire « Liberté ». Savez-vous qui sont ces frères et sœurs qui ont été massacré au petit matin du 1er janvier au Reina à Istanbul ? Laissez-moi vous l'expliquer :

Vingt-trois d'entre eux étaient des citoyens de ce pays. Le peuple d'un pays où des bombes sautent chaque semaine. Alors que tous le monde leur dit : « ne sortez pas », eux sont sortis parce qu'ils avaient confiance en leur pays. »

Alors que dans le monde entier on dit que la Turquie est comme l'Arabie saoudite, comme l'Iran, eux étaient porteurs d'un autre message qui disait : « nous sommes comme vous, nous allons en boîte comme vous. » Voilà pourquoi ce sont des héros.

Enfin, un autre article dans El País...

Le quotidien madrilène qui raconte comment au soir du 30 décembre dernier, à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, une jeune marocaine de 22 ans s'est présentée avec une grosse valise qu'elle parvenait à peine à porter.

Et pour cause : en l'ouvrant, les douaniers espagnols ont trouvé un migrant, tout simplement. Un homme, plié en 3, il y a pas d'autres mots, à qui il a fallu porter secours tant il était déshydraté et surtout au bord de la suffocation.

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