Par Antoine Giniaux

En Chine, la drogue du moment, c’est le thé au lait

Cela se passe à Yang-Jiang, petite cité balnéaire de deux millions d’habitants. Au sud de Canton, face à la mer de Chine. Il fait nuit. Et dans l’un des hôtels de la ville, plusieurs policiers se rassemblent dans un couloir, avant d’ouvrir brutalement la porte de l’une des chambres. À l’intérieur, immense capharnaüm. Avec de la musique techno et une dizaine de chinois. Certains sont à moitié nus, d’autres en caleçon, les pupilles dilatées, le regard fixe face aux lampes torches, comme des lapins pris dans les phares d’une voiture. Certains ne se rendent même pas compte de l’arrivée de la police. La totalité de l’intervention est filmée… Et les images, postées par les autorités surweibo , le réseau social chinois, avec un gros plan sur la table basse de la chambre d’hôtel.. Et des explications sur la poudre verte, stockée dans de petits sachets.. Cela ressemble à des feuilles de thé, ça a la texture, le goût, aussi, du thé au lait, une fois mélangé avec de l’eau chaude. Et pourtant ce milk tea est l’une des drogues synthétiques les plus violentes qui existe. Un mélange de kétamine et de méthamphétamines qui provoque des hallucinations, et une dépendance quasi immédiate. Et la raison pour laquelle le gouvernement chinois communique sur le sujet, c’est que le traffic de drogue est en plein essor. Malgré les condamnations régulières de barons locaux à la peine de mort ou à la prison à vie, les douaniers ont intercepté récemment des stocks de ce "thé au lait", dissimulés dans des cargaisons de noix de coco et de poissons surgelés.C’est Europol qui le dit : la Chine est en train de devenir le premier fournisseur européen de drogues de synthèse . Selon le South China Morning Post , faire venir un kilo de drogue en Europe ne coûte qu’une centaine d’euros. Les substances psychoactives sont produites dans de véritables usines pharmaceutiques, mais écoulées sur des circuits parallèles, via internet, notamment vers la Pologne et la Hongrie. L’un des sites, fermé récemment envoyait vers l’europe 35 à 40 000 produits par semaine. Essentiellement des amphétamines et du cristal meth, de la méthamphétamine.

Dans la presse nos voisins belges s’inquiètent des conditions de sécurité autour de l’Euro..

Un risque d’attaque terroriste cet été en Europe. C’est ce que dit The Times en Angleterre. Dans la foulée du gouvernement américain, qui évoque des attaques possibles en France pendant l’Euro dans les restaurants, les sites touristiques. La presse européenne relaie les angoisses, face à des actions terroristes éventuelles. Les journaux anglais parlent d’impact sur le tourisme à l’échelle du continent. The Guardian évoquait déjà, il y a quelques jours, la possibilité d’une attaque ciblée sur les festivals d’été comme celui de Glastonbury.

Et en Espagne, El Mundo s’inquiète des risques autour de l’euro mais aussi des journées mondiales de la jeunesse en Pologne, et du tour de France. Tout en précisant « en réalité , qu'une attaque peut se produire n’importe où ».

Les Allemands, eux, promettent plus de contrôle

Plus de contrôle sur les routes et les autoroutes, en France, en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas. C’est le quotidien allemand Die Zeit qui fait le point : il y aura des points de contrôle fixe, et des équipes renforcées et mobiles, dans un périmètre de 30 kilomètres de chaque coté des frontières. « Des contrôles ciblés sur les bus qui transportent les fans, explique le porte parole de la police de rhénanie – nord westphalie,et sur les véhicules « suspects », sans donner plus de précisions. Une seule certitude. N’oubliez pas vos papiers d’identité.

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