Par Olivier Poujade

La journée internationale des travailleurs célébrée en Argentine…

Avec une importante manifestation des syndicats du pays nous dit le quotidien Clarin . Des syndicats vent debout contre la politique d’austérité du président Macri.

Une gauche latino-américaine menacée, si l’on en croit le message délivré par le site d’information cubainCubanet, le régime est parvenu à rassembler hier près de 600 000 personnes dans les rues de La Havane. Cortège qui selon la presse officielle a notamment dénoncé la campagne de déstabilisation des gouvernements de gauche de la région, principalement au Brésil et au Vénézuela. Le président vénézuelien Nicolas Maduro vient de recevoir une lettre du pape François - c’est ce que nous raconte le quotidien espagnol El Pais . Le Vatican s’inquiète de la situation « grave » dans laquelle se trouve le pays où l’inflation pourrait atteindre 700% d’ici la fin de l’année. Le Vatican propose son aide à Maduro, pour notamment tenter de faciliter le dialogue avec l’opposition.

Un homme politique brésilien incarne le côté le plus obscur du géant latino-américain

Ce Brésil bon teint aux yeux clairs, qui ne représente que 10% de la population mais concentre plus de la moitié des revenus du pays : le Brésil de Jaïr Bolsonaro.

Ce Brésil-là tombe peu à peu le masque au fil des étapes franchies vers la destitution de Dilma Rousseff (les sénateurs donneront leur avis le 11 mai sur l’avenir de la présidente).

Jair Bolsonaro
Jair Bolsonaro ©

Et dans cette période de grande fébrilité politique, le député Jaïr Bolsonaro enchaîne lui les polémiques racistes homophobes et misogynes.

Les exemples ne manquent pas car Bolsonaro est justement très connu pour ça. Il en est à son sixième mandat consécutif. Cela fait des années qu’il siège au Congrès National Brésilien, des années qu’il se répand dans les couloirs de l’Assemblée… L’an dernier par exemple, lors d’une dispute avec une députée du Parti des Travailleurs, Bolsonaro a commencé par la traiter de « traînée » avant de vomir ces mots « Toi je ne te violerai pas car tu ne le mérites pas ».

Voilà en gros le niveau de cet homme politique.

Bolsonaro est un fervent défenseur du port d’armes. Il milite pour l’instauration d’une journée de la fierté hétérosexuelle et n’a jamais caché sa nostalgie pour la dictature militaire :

Ce Monsieur est aujourd’hui crédité de 8% d’opinion favorables dans les sondages, après avoir évoqué devant une Assemblée de gradés de l’armée brésilienne, sa possible candidature à l’élection présidentielle de 2018.

Bolsonaro s’est aussi illustré lors du vote de destitution des députés il y a deux semaines.

Après avoir voté (en faveur bien sûr) de l’impeachment , il a rendu publiquement hommage au Colonel Ustra, l’un des principaux tortionnaires de la junte brésilienne, chargé de l’unité dans laquelle Dilma Rousseff était à l’époque emprisonnée pour des raisons politiques.

L’Union des écrivains brésiliens vient de saisir la Cour pénale Internationale de La Haye pour apologie de la torture.

L’Ordre des avocats se mobilise aujourd’hui pour obtenir la cessation de son mandat de député, qui pour l'instant court toujours, sous l'étiquette du Parti Progressiste Brésilien...

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