Par Marc Crépin

Il est né sous Staline et, on le sait, on lui doit les réformes qui ont conduit l’Union Soviétique à sa perte. Même, si elle était bien malade avec ses structures politiques minées et son économie en lambeaux.

Mikhaïl Gorbatchev au 20ème congrès du Komsomol à Moscou le 1er février 1987
Mikhaïl Gorbatchev au 20ème congrès du Komsomol à Moscou le 1er février 1987 © RIA Novosti

Mais Gorbatchev est surtout celui qui a dit la vérité à près de 300 millions de soviétiques. Alors, pour son anniversaire, le seul journal d’opposition qui reste en Russie, la Novaya Gazetta , lui a ouvert ses colonnes pour une interview. Il y explique que la crise actuelle finira par passer et que la Russie en vu beaucoup d’autres…

Le reste de la presse évoque aussi sa carrière. Lui qui voulait une politique ouverte, libérale, progressiste et qui est devenu sans doute l’ex-Président le plus détesté qui soit.

Que les autres, actuels ou ex-Présidents, et qui sont impopulaires se rassurent. On parlera encore d’eux à 85 ans.

Et encore maintenant, en 2016, Mikhail Gorbatchev reste toujours aussi mal perçu.

En matière de mauvais sondages, il bat tous les records. Le centre Levada, hier encore, a interrogé les Russes … Et bien 67 % d’entre eux estiment que Gorbatchev a définitivement fait plus de mal à leur pays que de bien !

Une consolation peut-être, après la disparition de son épouse, Raïssa, il ne s’est jamais remarié. Mais il fête à Moscou cet anniversaire en compagnie de quatre femmes : Irina, Ksenia, Anastasia et Alexandra, ses filles, petites filles et arrières-petites filles qui pourront souffler avec lui ses 85 bougies.

__ La presse du jour montre qu'en Russie, on reste souvent encore attaché au passé

Une anecdote qui en dit long, trouvé dans le Moscow Times et sur le site d’information orthodoxe Blagovest-Info .

Cela se passe en Sibérie, dans la région de Kemerovo. Et c’est là que l’archiprêtre Artem Kozine a hurlé lorsqu’il a découvert un immense autocollant sur la vitre arrière d’une voiture . Sur cet autocollant, on voit Staline, le Tsar Alexandre III et Poutine en photo, et on y lit un verset de la bible à la gloire de Dieu .

Trois gouvernants très nationalistes comme on le sait. Mais pour le prêtre orthodoxe, Staline c’est vraiment trop. Il aurait même utilisé des gros mots pour qualifier cette mise en scene. En tout cas, Staline dit-il, c’est celui qui a détruit toute l’Eglise en Russie.

Il faut préciser que de nombreux russes en ont marre de voir très fréquemment des portraits de Staline à la moindre manifestation patriotique. Et elles ne sont pas rares ! Tout comme les autocollants très insultants à l’effigie d’Obama et à la gloire du Kremlin.

Un russe a trouvé une recette pour éviter le drame de la solitude __

Une bizarrerie trouvée sur Meduzza.ru , un site dissident créé par des journalistes dont la rédactrice en chef avait été brutalement remerciée d’un autre site qu’elle dirigeait, parce qu’elle contestait le discours politique dominant, sur la crise ukrainienne.

Il faut d’abord dire que les autorités ont mis depuis plusieurs années en place des politiques sévères de lutte contre l’alcoolisme. Et, à Nierekth, près de Kostroma, vit un homme qui avait l’habitude d’abuser de la vodka . Le brave homme, se trouvait très malheureux car personne ne voulait plus lui parler, peut-être pour le dissuader de boire. Alors il a profité d’un voyage de sa voisine pour lui piquer son perroquet , un superbe Gris du Gabon, pour en faire son partenaire, au cours de très longues conversations. Evidemment la police l’a retrouvé, il est en prison, et le perroquet –lui- est, paraît-il, très malheureux.

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