On connait tous le festival de Rio, ses écoles de samba, ses milliers de fêtards...

Carnaval à Trinidad et Tobago
Carnaval à Trinidad et Tobago © Maxppp / Eric Petitalot

Et pourtant, des festivals il y en a dans toute la région en Colombie, avec celui de Barranquilla, aux Etats-Unis à la Nouvelle Orléans mais aussi donc à Trinidad et Tobago.

Le principe est le même : des costumes délirants, des femmes très très court vêtues qui défilent, du rhum à gogo et de la musique, encore de la musique, toujours de la musique et comme tous les ans: la chanson du festival.

Cette année donc, la chanson du festival, c'est Calypso Rose qui la chante. Calypso Rose est une star dans la région. Elle a 76 ans et je ne sais pas si vous avez remarqué: sa chanson a un titre paradoxal pour un festival très sea, sex ans sun: Leave me alone! « Laissez-moi tranquille », c'est pas très engageant pour faire la fête. En fait, cette année, le festival de Trinidad et Tobago est justement placé sous le signe de la mémoire. Il y a un an, lors de l'édition précédente, une artiste japonaise, Asami Nagakiya, était tuée.

Son corps dénudé avait été retrouvé dans un parc au lendemain d'une de ces folles nuits de festival. Elle avait été violée. A l'époque, le maire de la ville s'était aussitôt fendu d'un commentaire sur « la vulgarité et la lubricité » des festivalières. En gros, il avait blâmé la victime! Et c'est exactement ce qui a révolté une partie de la population de Trinidad et Tobago : des pétitions ont circulé demandant sa démission. La situation s'est encore aggravé lorsque le Premier Ministre a aussi été accusé de commentaires douteux sur les femmes.

Des associations ont été créées, d'autres se sont mobilisées. Mais encore trop lentement : un an plus tard, la police a été renforcée et mieux formée pour cette nouvelle édition du festival.

Mais la vraie réussite de cette mobilisation en faveur des femmes, c'est donc cette chanson de Calypso Rose, "Leave me alone", qui a donc été choisi comme hymne paradoxal de cette édition 2017 du festival de Trinidad et Tobago.

  • Une revue de presse qui commence en Espagne ce matin :

Un papier qui m'a beaucoup fait rire dans les pages d'El País: cette semaine le gouvernement espagnol a dû annuler l'épreuve d'orthographe du concours de recrutement de policiers, sous peine de se retrouver sans candidat !

C'est d'autant plus drôle qu'en espagnol, l'orthographe est loin d'être pas la principale difficulté dans cette langue où tout ce qui s'écrit se prononce. Et ce n'est pas la première fois que ça arrive: en 2015, il avait fallu annuler douze questions du même concours !

  • Aux Etats-Unis, un édito inquiet sur l'élection présidentielle Française

La presse internationale en général se passionne pour cette élection, vous venez de recevoir Eric le correspondant du Corriere Italien qui vous l'a confirmé. François Fillon fait partout la une et partout le même effarement devant cette folle campagne.

Mais le New York Times a choisi un autre angle et titrant son édito : « le populisme peut-il prendre Paris ? ». Ave donc cette question subsidiaire : Marine Le Pen peut-elle remporter la présidence de la République ? Et la réponse du New York Times est : oui !

« Rien ne semble l'indiquer, et pourtant la victoire de Mme Le Pen semble écrite dans ce sentiment empirique qui veut qu'une fois de plus, les experts vont se tromper une fois de plus » et « l'effondrement de François Fillon en est un des signes les plus forts ».

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