Le maire d'une petite ville du Mexique veut édifier une Vierge de 47 mètres de haut.

A Guadalupe le 30 octobre 2017 (Mexique)
A Guadalupe le 30 octobre 2017 (Mexique) © AFP / FRANCISCO ESTRADA / NOTIMEX

Bienvenu à Guadalupe, petite ville de l'Etat de Zacatecas, au nord de la capitale Mexico et en plein centre du pays. Et le maire a bien l'intention de la construire cette vierge : elle sera plus haute que la statue de la liberté à New York, mais surtout plus grande encore que le Christ rédempteur de Rio. 

Alors, ce n'est pas la première statue démesurée que l'on édifie au Mexique. Dans l'Etat d'Aguascalientes, il existe déjà un christ de 25 mètres de haut visité par des milliers de fidèles.

Un peu plus au sud, à Guanajuato, un autre Christ surplombe la ville du haut de ses 20 mètres. A Xicotepec, dans l'Etat de Puebla cette fois, c'est une vierge de 20 mètres qui domine la ville. 

Guadalupe veut sa statue, plus grande que toutes les autres

Et les habitants ne sont pas vraiment d'accord. D'abord, il y a le coût : ça coûtera la bagatelle de 90 millions de pesos, c'est à dire 4 millions d'euros, en partie à la charge de la ville. Ensuite, il y a d'autres urgences et la statue de la vierge n'est pas une priorité.

Mais le maire ne veut pas en démordre et a lancé les études. Alors les opposants se sont mobilisés, avec un argument imparable : la laïcité. Le Mexique a une loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui ressemble beaucoup à la nôtre.

Autrement dit, il est interdit à une autorité publique de financer un lieu de culte et encore moins une statue de la Vierge. Le maire a donc dû trouver un subterfuge. En fait, ce n'est pas une Vierge qu'il édifie, mais un crématorium.

Le Vierge, elle, sera financée sur fond privés et viendra veiller sur les cendres des habitants de Guadalupe. Le tour est joué. Reste qu'il faut trouver deux millions d'euros et que le rêve de grandeur du maire a surtout le don de faire rire les Mexicains.

En Finlande, c'est le président qui fait parler de lui

Il s'appelle Sauli Niinistö, le président finlandais, et il a 69 ans. Il est aussi très populaire et il est le grand favori des élections à venir en janvier. Il est aussi populaire pour une raison personnelle : il sera papa pour la 3ème fois en février prochain.

Mais surtout, il sera le premier président finlandais à prendre un congé de paternité. En Finlande, pour les pères, ce congé est de 54 jours, c'est-à-dire 2 mois. Le congé maternel, lui, est de 104 jours donc 4 mois.

Et s'il veulent ensemble jouer les continuations, c'est possible : 158 jours de plus sont à partager entre les parents, c'est à dire 6 mois. En clair, le bébé présidentiel pourra entrer en crèche à compter de 9 mois.

La Finlande est un des pays les plus égalitaire au monde. C'est par exemple le premier pays européen à avoir donné le droit de vote aux femmes en 1906 et un des tout premiers à avoir adopté, le congé de paternité dès 1991 qui profitera au président Niinistö.

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