La Une d'un grand quotidien japonais

Et pas n'importe lequel : le Yomiuri Shimbun et ses 10 millions d'exemplaires quotidiens avec, en une, la 2nde déroute olympique japonaise en quelques semaines. Après l'affaire du stade olympique trop cher, et donc recalé, voilà donc celle du logo de Tokyo 2020.

Lui aussi recalé hier pur des soupçons de plagiat. Les 2 logos olympiques ressemblaient énormément à celui d'un théâtre belge. Le théâtre de Liège. C'est donc à une charmante ville wallonne que l'on doit l'humiliation du Japon et de sa capitale Tokyo.

C'est qu'ils ont porté plainte, les Belges, et du coup, déclenché une enquête. C'est comme ça que les Japonais ont découvert que l'auteur des logos douteux avait aussi traficoté des photos. Trop, c'est trop : les logos, comme le stade, ont donc été retirés.

En Nouvelle Zélande, une petite révolution est en train de se préparer

On peut le dire, oui, puisque la Nouvelle Zélande se prépare à changer de drapeau ! Vous me direz : quel était le problème avec l'ancien qui, tout de même, flotte sur le pays des moutons et des kiwis depuis 1902 ? Le problème, c'est l'Union Jack.

La Nouvelle Zélande fait partie des 5 pays au monde qui portent encore l'emblème de la Grande-Bretagne sur leur drapeau national avec le Royaume-Uni, ça va de soi, l'Australie, les îles Fidji et Tuvalu.

Or, rien n'y fait, l'Union Jack sur un drapeau, ça fait tout de même très « empire colonial ». Un concours a donc été lancé parmi la population, 10 000 projets de drapeaux ont été envoyés. Et finalement, hier, 4 projets de drapeaux ont été adoptés par une commission indépendante.

Trois d'entre eux arborent, la Silver Fern, la fougère argentée qui sert déjà d'emblème à l'équipe de rugby nationale, les fameux All Blacks.

Les quatre arborent d'une façon ou d'une autre, la Silver Fern, la fougère argentée nationale. Le plus réussi, à mon avis, est une fougère argentée déployée, sur fond noir et blanc. C'est aussi l'avis du 1er ministre John Key et du capitaine des All Blacks.

Comment les Néo-zélandais vont-ils départager les 4 drapeaux ? Cela va se passer en 2 temps : d'abord en novembre, par la poste, tous les Néo-zélandais pourront voter pour leur drapeau préféré. Puis en mars 2016, le drapeau qui a obtenu le plus de suffrages sera proposé par référendum en remplacement du précédent.

Et ce n'est pas gagné : un premier sondage montre en effet que les Néo-zélandais sont « fifty fifty » sur le sujet. L'ancien drapeau a tout de même un atout : des dizaines de milliers de Néo-zélandais sont morts pour lui pendant les deux guerres mondiales.

Eh puis il y a l'argument économique : 26 millions de dollars néo-zélandais vont être dépensés pour l'ensemble de l'opération. 14 millions et demi d'euros tout de même. Est-ce vraiment utile ? Enfin, il y a aussi un problème de lèse-majesté.

Déjà, en février 2015, les îles Fidji ont aussi décidé d'enlever l'Union Jack de leur drapeau et de n'y laisser que la noix de coco, le palmier, la canne à sucre, les bananes et la colombe de la paix, le tout sur fond bleu turquoise.

Deux drapeaux d'un coup, sans Union Jack, c'est faire beaucoup de peine pour si peu à Elisabeth II, à quelques jours d'un record historique : le 9 septembre prochain, elle aura battu le record de Victoria du règne le plus long de l'histoire du Royaume-Uni : 63 ans, 7 mois et 2 jours.

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