Les licences ont bien été distribuées mais pas encore assez : en conséquence, c’est le cannabis illégal qui tient encore le haut du pavé.

La pénurie de cannabis guette aux Etats-Unis depuis sa légalisation
La pénurie de cannabis guette aux Etats-Unis depuis sa légalisation © AFP / Mark RALSTON

C'est la conséquence la plus inattendue de la légalisation du cannabis récréatif dans six états américains, dont la Californie en novembre dernier. Et c'est assez logique : pour fournir tous les fumeurs de joints désormais légaux, ils faut planter, planter, planter...

C'est même devenu une véritable ruée vers ce qu'on appelle désormais l'or vert : un marché de près de 3 milliards de dollars en 2015 et estimé à 6 milliards de dollars en 2020 ! Le problème, c'est que la production « officielle », celle qui a reçu une licence officielle, ne suis pas.

Sans compter qu'il faut en plus fournir les vingt-trois états où le cannabis thérapeutique est légal. Le seul moyen d'arriver à fournir tout le monde sans passer par les narcos mexicains ou autres, ce sont les milliers de plantations illégales.

Ce sont elles qui empoisonnent les rivières, en utilisant massivement des herbicides et des insecticides dont beaucoup sont interdits aux Etats-Unis depuis très longtemps. C'est dire leur dangerosité. Que se passe-t-il en fait ? Impossible d'avoir une plantation illégale au vu et au sus de tout le monde. Pour les cacher, le nord de la Californie a la solution idéale : les parcs nationaux. Des centaines de milliers d'hectares où l'agriculture, l'industrie, l'urbanisation est interdite. Mieux encore, ces parcs sont surveillés par quelques gardes, tout au plus. On compte en moyenne quatre rangers ou gardes forestiers pour un territoire grand comme la moitié de la Corse. 80% des prises de cannabis illégal vient des parcs nationaux !

Or, pour minimiser leurs interventions, les cannabiculteurs déversent des quantités ahurissantes de pesticides et d'insecticides. Pas question de perdre un seul plant alors qu'un plant mature peut rapporter jusqu'à 5 000 dollars ! Cette pollution pose un tel problème que certains rangers font désormais leur tournée équipés de masques et de combinaisons de protection. Voilà comment la légalisation du cannabis est en train de devenir un véritable cauchemar écologique !

Une revue de presse en Grande-Bretagne et en Espagne

Avec cette histoire oppose les deux pays autour de Gibraltar ! Avec d'un côté les Espagnols qui expliquent que le Brexit exclura cette colonie britannique enclavée en Espagne de l'Union, et de l'autre les Britanniques qui répliquent en parlant de guerre ! Dans le Telegraph par exemple, on trouve ceci : « la marine britannique est certes plus faible qu'elle ne l'était durant la guerre des malouines, il y a 35 ans de cela, mais elle pourrait encore facilement défaire l'Espagne ».

Ou encore dans The Independent, journal de gauche : « Cette affaire de Gibraltar doit nous rappeler une chose très importante : que l'Empire Britannique existe toujours et que nous devons honorer nos obligations avec ces territoires ».

Le quotidien ABC, de son côté, raconte l'histoire de Fernando Sánchez de Tovar, « ce héros castillan du XIVe siècle qui a fait trembler la Grande-Bretagne en remontant la Tamise pendant la Guerre de 100 ans ». Pourquoi ce personnage totalement oublié ? Parce qu'il était marin au service d'un roi de Castille, Henri II, allié des Français, et parce qu'à la fin, l'Angleterre, défaite, demanda une trêve. « Une trêve qui n'a servi aux Anglais qu'à gagner du temps ». Sous-entendu : ne nous laissons pas berner par ces fourbes de Britanniques, comme en 1375 !

En Colombie

Un pays encore traumatisé par la coulée de boue dévastatrice qui a enseveli une partie de la ville de Mocoa, faisant au dernier bilan, selon le président colombien Santos, 254 victimes. Dans les pages d'El Tiempo, c'est l'inquiétude qui domine :

Parce que Mocoa n'est que l'une des 500 villes du pays qui sont à des degrés divers menacés par ces coulées de boue. Mais sur les 500, 182 de ces villes sont en alerte rouge ou orange à cause d'un mois de mars moitié plus pluvieux que la moyenne.

Dans les pages de El Colombiano, on peut lire que l'accord de paix signé avec la guérilla des FARC peut être utile : dans le coin, il y a des guérilleros démobilisés : les FARC les mettent au service des secours et de la reconstruction !

La paix en Colombie, la guerre en Europe... Qui l'eut cru il y a seulement un an !

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